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Dimanche 23 novembre 2014 7 23 /11 /Nov /2014 19:44

 

  affiche-2. La Mouette enragée a été contactée par l'Union commercialeinquiète de voir ses affiches maculer les devantures livides de boutiques sinistrées, celle de l’ex-enseigne chaPitreen particulier. Une réponse de notre part leur a été adressée.


 

Nous produisons ci-dessous in extenso ce courriel et à sa suite la réflexion que ce message nous a inspiré.


 

Union commerciale de Boulogne-sur-mer.

 

«  Bonjour

Vous êtes certainement une force de communication intéressante et nous vous en félicitons. Néanmoins, nos commerce boulonnais, que vous défendrez certainement ont besoin d’appuis et de soutient. Nous vous remercions de transmettre à vos fidèles adhérents que l’affichage peut être   évité sur des supports de notoriété commerciale du centre ville de Boulogne. Vos affiches sur les panneaux de devanture de l’ancien magasin Chapitre, rue Thiers en est un exemple malheureux. Ces panneaux ne sont en aucun cas de la publicité, mais un support vantant le commerce de proximité de Boulogne. Merci d’en aviser vos colleurs d’affiche, car cela détruit, en plus du support présent, à la fois une image de volonté commerciale locale.

Nous pensons que vous avez des idées et objectifs plus sérieux et respectueux.

Bien à vous.

Boulogne et ses commerçants  »

 

 

   Au-delà du comique de situation, se font jour quelques questions autrement politiques : d’abord celle de l’appropriation de l’espace urbain et de son ordonnancement a des fins exclusivement marchandes, ensuite, celle de la libre circulation de positions critiques à l’encontre des décisions unilatérales des classes dominantes publiques ou privées, adroitement élues ou stratégiquement lucratives (ou l'inverse, on ne sait plus).


 

République et petite bourgeoisie


 

   En France et depuis la IIIeme république, les commerçants, gros ou petits, indépendants ou franchisés sont une cible de choix de la « classe politique » ; aujourd’hui, bien évidemment, pour des raisons et dans des conditions économiques et politiques bien différentes de celles de 1870 (1). Hier la petite bourgeoisie -commerçants, artisans, agriculteurs, professions libérales, travailleurs indépendants- formait l’essentiel du corps politique de cette république. Clientéliste et protectrice jusqu’à l’immobilisme, la Troisièmeretarda autant qu’elle le put la disparition d’activités qu’un capitalisme en expansion rendait de fait inéluctable. Il suffira pour le plaisir de relire le roman de Zola publié en 1883, Au bonheur des dames, pour s’en faire une idée. Après la deuxième guerre mondiale, le rôle prégnant de l’Etat dans la modernisation de l’économie entraîna un changement dans la composition sociale du personnel politique. En tête d’affiche, le technocrate remplaçait désormais le négociant ou le médecin. Economiquement, ce rattrapage impliquait le passage de la plupart des secteurs d’activités traditionnelles sous la coupe du capital et pour les plus archaïques d’entre eux il signait leur disparition pure et simple. Cette transformation en profondeur ne fut rendue possible qu’avec le concours des corps intermédiaires et notamment de certaines enseignes syndicales telle la Fnsea dans le secteur agricole. Sous l’impulsion et le contrôle de l’Etat, le déclassement et l’élimination des couches subalternes de cette petite bourgeoisie conféra en retour à ses strates supérieures une position hégémonique et par conséquent un statut d’interlocuteur privilégié auprès du pouvoir.

 

   C’est ainsi que dans le secteur du commerce, le nombre d’indépendants, autrement dit de « petits commerçants » est passé de 1 253 000 en 1954 à moins de 500 000 aujourd’hui ne comptant plus que pour 25 % de l'emploi dans le commerce de détail alors qu’il en représentait 60 % au milieu des années 60.

 

   Tout au long du XXeme siècle, la marginalisation croissante de ces couches sociales s’accompagna de la crispation de leur expression politique qui schématiquement glissa du radicalisme vers le gaullisme voire l’extrême-droite. A l’époque où les médias s’intéressaient encore à lui, le dirigeant du Cidunati conspuait autant le “capitalisme” que représentait à ses yeux la concurrence de la grande distribution que le “socialisme” incarné par l’Etat Pompidolien d’alors (2). Blousés par ceux là mêmes qui disaient défendre leurs intérêts, leur inscription dans le cours de la lutte des classes se fit le plus souvent de manière sporadique, déchaînée et sans lendemain (3). Sous certains de ses aspects, l’épisode des « Bonnets Rouges » de l’hiver 2013 en fut une résurgence.


 

Petits” ou “gros” mais toujours contre les prolétaires !


petits-coms.jpg

 

    Les derniers soubresauts de cette bataille à l’interne entre les “petits” et les “gros” ne saurait nous faire oublier la lutte acharnée que mènent depuis toujours les uns et les autres contre les ouvriers et les ouvrières qui les font vivre(4). En de nombreux points du globe, nombres d'enseignes du prêt-à-porter ou de la grande distribution contribuent à l'exploitation de quasi-esclaves qui meurent par milliers, à la destruction systématique de sites naturels comme de cultures vivrières et participent de fait à la course au profit immédiat des groupes capitalistes auxquels elles sont inféodées. Les employé-e-s de ces commerces ne portent aucune responsabilité dans ces affaires, ils en sont eux aussi et dans des conditions parfois très semblables les instruments ; le salariat du vieux continent demeure une variable au maintien du taux de profit et ne cherche qu'à « gagner sa vie ». Emmanuel Macron, ministre de l’économie de l’actuel gouvernement socialiste vient d’ailleurs de répondre favorablement aux pressions du patronat en annonçant la généralisation du travail le dimanche dans les magasins non alimentaires. Enfin, que le business soit délocalisable ou “dématérialisable” et c'est pour la travailleuse ou le travailleur la porte et le chômage. C'est précisément ce qui s'est produit chez l’enseigne chaPitre(5)dont les actionnaires ont choisi de supprimer l'existence physique des points de vente.


 

"L’affichage d’opinion"


 

    Voyons maintenant l'aspect esthétique du malentendu : nos affiches seraient apposées sur des supports non appropriés ? Fumeux ! Quel espace d’expression collectif reste-t-il dans les centres urbains, dès lors que l'affichage sauvage (comprendre libre) est répréhensible, que les vitrines des magasins hantés restent des éléments intégraux de la vivacité du centre ville, que les panneaux dit « d’expression libre » (6)cèdent la place aux caméras de surveillance et à la démesure propagandiste des écrans publicitaires accrochés ça et là sur les boulevards ? Rien ! Inutile de se demander pourquoi. La réponse serait quelque-part dans la question. L'expression de positions politiques qui échappent, entre en dysharmonie avec le ronronnement de l'entre-soi des partis ou des “partenaires sociaux”, avec l'image positive d'une ville où l'élite et le partenariat public/privé s'occupent de tout et contrôlent chacun-e... Dès lors, en dehors ou durant les périodes de campagnes électorales, tout ce qui ne s’insère pas dans les éléments de langage de la doxa politicienne doit être le moins visible possible et nettoyé à la première heure ...

D'où l'absence organisée de toute possibilité d'expression fondamentalement antagoniste à l'imposture de la démocratie clientéliste, de la parole politique confisquée. Et l'affichage de La Mouette d'être tant importun, qu'inopportun ...

Un peu comme la seule vision de ces gens assis dans les rues du centre-ville insupporte à ce point qu'elle nuirait au commerce et à l'économie, à l'esthétisme et à la tranquillité ...

 

    Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas de quémander, à qui d’ailleurs ? des espaces d’expression policés mais simplement de se ré-approprier les moyens de diffuser une parole libre qui travaille patiemment à la constitution d’un pôle de classe en rupture avec le capitalisme et l’ensemble de ses représentations, ici et maintenant.

 

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(1) Lire sur cette thématique le texte de Jean-Pierre Duteuil : “De la petite bourgeoisie aux classes moyennes” paru dans le n° 35 du journal Offensive Sociale et Libertaire de septembre 2012. Nous pouvons vous faire parvenir une copie sur demande.

(2) A la suite de l’Udca de Poujade dans les années 50, le Cidunati : Confédération intersyndicale de défense et d'union nationale des travailleurs indépendants, rassemble vingt ans plus tard des commerçants, des artisans, des “petits patrons” ...

(3) On compte de nombreuses lois édictées depuis cette période et censées protéger l’exercice du petit commerce depuis la loi d'orientation du commerce et de l'artisanat de 1973 en pleine agitation du Cidunati, à celle du 5 juillet 1996 qui vise à limiter la prolifération des grandes surfaces jusqu’à la dernière en date, la loi Pinel qui réforme les baux commerciaux.

(4) Existe-t-il des "petits coms" qui ne s'identifient pas à leur fonction dans les rapports sociaux capitalistes, qui ont une conscience de classe héritée d' expériences antérieures ou alors liée à ce que vit le conjoint ou la famille en général, dans le salariat, bref, qui sont politiquement en rupture avec leur milieu social, celui de la petite bourgeoisie ? On en croise parfois, on en connaît quelques-uns, mais ils sont l'exception, il faut bien le reconnaître ...

(5) “Chapitre ferme à Boulogne-sur-mer : émoi, émoi, émoi ...” in : lamouetteenragee.over-blog.com/article-chapitre-ferme-a-boulogne-sur-mer- emoi-emoi-emoi-117221821.html

(6) Dans un document intitulé “Règlement zone de publicité restreinte de Boulogne-sur-mer” en date de 2012, nous apprenons à l’article 8 ZPR2 intitulé “affichage d’opinion” que “...plusieurs emplacements destinés à l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux associations sans but lucratif sont aménagés par la ville de Boulognes-sur-mer avec un minimum de 4 m2 par zone et un minimum de 22 m2 pour l’ensemble de la commune”. Cela donne une idée assez précise de l’importance que se font les politiciens de profession de “l’affichage d’opinion. Le nombre de ces panneaux n’a d’ailleurs cessé de diminuer au fil des années ils ont même totalement disparu de certains quartiers de la ville ...



Par La Mouette Enragée
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 17:13

  

    Un numéro spécial consacré aux différents plans et projets d'aménagements urbains envisagés dans l'agglomération boulonnaise. Vous trouverez ci-dessous les différents points de vente du journal.

 

    Si vous n'habitez pas le boulonnais, vous pouvez nous contacter pour que l'on vous envoie le numéro dans les plus brefs délais.

 

    Bonne lecture et n'hésitez pas à nous faire part de vos critiques (bonnes ou mauvaises)



promo-mouette.jpg

 

En cliquant sur les images, vous pouvez télécharger le fichier .pdf

pour lecture ou diffusion

 


ou-trouver-la-mouette.jpg

Par La Mouette Enragée
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Vendredi 14 novembre 2014 5 14 /11 /Nov /2014 16:37

 

   648x415 mur-tagge-27-octobre-2014-a-nantesAprès la mort de Remi Fraisse et les affrontements lors des manifestations qui s’en sont suivies, il était nécessaire de replacer ces événements dans un contexte global et de rappeler que la mort de Remi n’en est qu’une parmi une longue série.

    Nous publions deux textes qui analysent le sens des répressions mises en œuvre par l’Etat, ainsi que la lettre adressée par Farid El Yamni, frère de Wissam - assassiné par la police le 1er janvier 2012 - à la mère de Rémi Fraisse . Pour faire face à la surenchère d’appels à la répression contre « les casseurs » au nom de l’Union nationale à laquelle se livrent tous les partis il est bon de rappeler que cette offensive policière n’est qu’un aspect de l’offensive que le patronat et la classe dominante livrent contre les classes dangereuses.

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1602

Par La Mouette Enragée - Publié dans : Répression
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Vendredi 8 août 2014 5 08 /08 /Août /2014 20:04

ecouterzap.jpg

 

L'émission de radio Zapzalap consacrée aux luttes et à la critique sociale vient de consacrer une interview-reportage sur la lutte des Redoutables (pour plus d'infos, voir plus bas dans le blog).

 

 

L'occasion durant cette période estivale de revenir sur cette lutte, ses forces et ses limites. En espérant voir des luttes similaires émerger à la rentrée. Bonne écoute en cliquant ici

Par La Mouette Enragée - Publié dans : Ouvre boîte
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Jeudi 22 mai 2014 4 22 /05 /Mai /2014 23:14

patrons-capitalistes.jpgPour l'affiche en pdf et l'imprimer, cliquez ici ou directement sur l'image ci-dessus

 

 

 

Ne parlons pas le langage de ceux qui nous exploitent et nous dominent!

 

     

   La gauche est au pouvoir en France, et comme depuis plus d'un siècle en Europe, lorsqu'elle accède aux postes de commande de l'Etat, elle s'applique à protéger aux mieux les intérêts du capital contre ceux des prolétaires. Qui s'en étonne encore ? Personne, ou plus grand monde, fort heureusement. D'ailleurs, les petits maîtres à penser de ces crétins parlementaristes, ne leur conseillent-ils pas désormais d’abandonner, après les références, toute accointance avec un prolétariat devenu si “mauvais genre” ? Coupable qu’il est à leurs yeux, de ne pas goûter aux plaisirs et avantages d'une modernité pourtant si libérale (1).

 

    Une chose est certaine : le prolétariat, cette “rude race païenne, sans foi, ni loi, ni idéal” comme s’est plu à la dépeindre Mario Tronti (2) est en train, de son côté, de régler en partie la question. L'abstention dans les quartiers populaires aux dernières élections municipales, pour ambivalente qu'elle soit, est un signe tangible d’une rupture entamée ... Il en faudra bien d'autres et d'une autre nature, nous en convenons ...

 

     Pour l'heure, prolétaires avec ou sans travail, c'est encore et toujours la loi du plus fort qui nous est imposée et avec elle, son langage. Entendez, dans les réunions de service au bureau, derrière les directives du contremaître, à Pôle Emploi, dans les médias et la presse syndicale, cette même phraséologie qui ne poursuit qu'un objectif : celui de nous soumettre, de nous forcer à agir et penser contre nos propres intérêts. Celui de parler la langue des maîtres du moment, de penser avec leurs mots. Il ne s’agit en fait que de l’organisation d’un contrôle qui poursuit l’objectif de désagréger le lien social dans toutes ses composantes, d’avorter toute conflictualité, toute perspective de lutte collective ...

 

    Parce que le capitalisme est un rapport social total qui forge tout autant le langage que l'acier, il nous apparaît fondamental dans une période de grèves parcellaires et souvent défensives de réagir par nos propres moyens aux agressions que nous subissons, tant dans notre chair que contre notre conscience individuelle et collective. Les politiciens se définissent eux-mêmes comme « classe politique », les patrons comme « entrepreneurs » exclusifs et les syndicats comme garants de la paix et de l’équité sociale. Ceux-là même qui nous mènent la guerre de classe à outrance tout en criminalisant toute réponse prolétarienne.

 

    La langue des capitalistes n'est pas la nôtre car les intérêts des capitalistes ne sont pas les nôtres. Nous ne partageons aucun intérêt commun. Nous n'aspirons qu'à nous libérer du travail qu'ils nous imposent et de la société mortifère qu'ils ont engendrée et qui conduit l’humanité à la barbarie.

 

    Ne soyons plus soumis à la loi de la négociation entre les appareils patronaux, syndicaux, étatiques. L’acceptation de toute hiérarchie professionnelle, avec un boulot ou pas, cautionne la hiérarchie sociale qui régit l’organisation sociétale.

 

 

Cette affiche est la vôtre. Diffusons-la… et battons nous !

 

 

(1)Sur le site de terra nova : Gauche quelle majorité électorale pour 2012.

http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012

 

(2) in “Nous opéraïstes” Mario Tronti. Ed. d’en bas. 2013.

Par La Mouette Enragée
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La Mouette Enragée

  • La Mouette Enragée
  • : Ce blog est issu d'un groupe de militants originaires de Boulogne sur mer (62) qui se réclament du communisme libertaire. A l'origine, la Mouette Enragée est un journal local qui relaye les luttes politiques mais aussi propose des analyses sur des luttes sociales ou des problématiques locales. Avec ce blog, nous proposons de partager nos réflexions passées et présentes pour ainsi mieux envisager les perspectives de lutte efficace et organisée par la base, c'est à dire les travailleurs eux-mêmes

Contacts

La Mouette Enragée - BP 403 - 62206 Boulogne sur mer Cedex

ou

lamouette.enragee@wanadoo.fr

Fortunes de mer

 

Clich- 2010-06-10 22-02-51

           Disponible, en vente

(contactez directement la Mouette)

Qui sommes nous ?

 

Nous nous définissons comme Communistes-Anarchistes parce que:

 

- Nous rejetons tous les systèmes économiques, toutes les institutions politiques, étatiques ou privées qui se fondent sur l'exploitation de l'homme par l'homme, sur l'autorité et la hiérarchie.

- Nous avons toujours lutté, à la fois contre toutes les formes de Capitalisme d’État qui se dissimulaient ou se dissimulent encore sous les noms de Marxisme-Léninisme, Bolchevisme, Stalinisme, Etats-ouviers, etc... , et contre les Capitalismes Libéraux avec leur cortège de gaspillage et de consommation effrénés. Il s'agit pour nous, des deux faces de la même médaille.

- Nous considérons que, partout dans le monde, les inégalités sociales, la loi du profit et du plus fort conduisent à une société de plus en plus déséquilibrée, polluée, inhumaine et sont directement responsables du racisme, du crétinisme passif, de la corruption financière et politique.

- Nous sommes pour l'auto-organisation sur une base de classe , des travailleurs, des habitants, des consommateurs dans les formes qu'il leur convient de se donner, pourvu qu'elles ne reproduisent pas, comme les mafias politiques de Droite comme de Gauche ou les bureaucraties syndicales, les tares que nous dénonçons plus haut.

- Nous sommes pour une Démocratie Directe qui correspondrait aux besoins authentiques des individus sans distinction de sexe ou de nationalité, et non plus au profit des marchands et des publicitaires, des bureaucrates et des notables.

- Nous pensons que le capitalisme ne s’ effondrera pas de lui même et qu’une révolution sociale et mondiale demeure la condition indispensable de son dépassement.

- Nous pensons que c’est au cœur même des luttes et des mouvements sociaux que s’élaborent les formes nouvelles de rapports sociaux et donc que c’est au sein de ces mouvements qu’il faut lutter.

- Nous n'appelons donc personne à nous "suivre'' aveuglément, et ne recherchons aucun pouvoir pour nous mêmes, mais souhaitons œuvrer avec tous ceux et toutes celles qui veulent changer radicalement cette société en prenant dès aujourd'hui leur destinée en main.

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