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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 20:40

 

   Ce mercredi 11 juillet, à l'occasion d'un concert, nous avons encore une fois montré notre solidarité avec la lutte des mineurs espagnols qui, le jour même, ont manifesté massivement dans les rues de Madrid après une marche de plusieurs semaines vers la capitale.

 

 

    Nous avons diffusé un tract (voir ci-dessous) dans lequel nous essayons de tirer au clair la situation. La manifestation du 11 juillet ne doit pas être une fin en soi, le plus important et intéressant reste à construire et nous resterons solidaires avec toutes initiatives capables de mener une lutte illimitée sur le plan inter catégoriel.

 

    Enfin, pour répondre aux questions émises lors de notre action : Pourquoi ce soutien aux mineurs espagnols et pas aux autres secteurs en lutte ? Car nous pensons que cette lutte peut cristalliser l'ensemble du mécontentement qui traverse actuellement  de nombreux secteurs d'activité en Espagne. Par ailleurs, une victoire, ou une "non défaite",  serait  un premier pas de franchi  dans la reprise de la combativité en Europe, la démonstration que seule la lutte paie face à l'offensive  du capital et de ses politiques d'austérité. Il y a urgence à gagner quelque chose concrètement sur le terrain face à la bourgeoise européenne et ce ne le sera pas dans les urnes mais uniquement dans la rue !  Cela concerne aujourd'hui l'Espagne mais demain ce sera au tour de la France, cela a d'ailleurs commencé avec la rencontre récente entre les syndicats et le gouvernement qui prépare à leur rigueur

 

 

Traduction informatique : Este miércoles, 11 de julio, durante un concierto, que demostró una vez más nuestra solidaridad con la lucha de los mineros españoles, el mismo día, mostró en gran medida en las calles de Madrid después de una marcha de varias semanas para capital.

Hemos distribuido un folleto (ver más abajo) en la que tratamos de aclarar la situación. La manifestación del 11 de julio no debe ser un fin en sí mismo, los restos más importantes e interesantes que se construirá
.y se unirán a todas las iniciativas que pueden llevar una lucha en la categórica entre ilimitada.

Por último, para responder a las preguntas hechas durante nuestro trabajo: ¿Por qué apoyar a los menores españoles y no a otros sectores en lucha? Porque creemos que esta lucha puede cristalizar todo el descontento que está pasando por muchos sectores en España. Por otra parte, una victoria o una "pérdida no" sería un primer paso en la reanudación de los combates en Europa, lo que demuestra que sólo paga la lucha contra la ofensiva del capital y sus políticas de austeridad. Hay urgencia de conseguir algo concreto en el suelo contra la burguesía europea y no va a estar en las urnas, pero sólo en la calle! Esto se aplica a la España de hoy pero mañana será el turno de Francia, este ya ha comenzado con la reciente reunión entre los sindicatos y el gobierno se prepara para el rigor.

 

 

 

La Mouette Enragée, le 12 juillet 2012


 

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tract.jpgCliquez sur l'image pour agrandir

 

traducción al español, AQUI ! . Lo sentimos, traducción de Google, hay imperfecciones

 

 

 

Point sur la situation depuis l’arrivée le 11 juillet de la Marche Noire sur Madrid.

 

   Le 10 juillet au soir ce sont 150.000 manifestants qui ont accompagné la marche nocturne des mineurs vers la Puerta del Sol. Le 11 juillet 500.000 personnes ont manifesté dans le centre de la ville avec l’appui logistique de certains groupes madrilènes du 15M.

 

marcha-negra-madrid-2.jpg

 

    Certains groupes d'Indignés soutiennent ouvertement les mineurs car, d’après eux, leur lutte montre les injustices des transferts financiers en Espagne aujourd'hui. Les Indignés madrilènes avaient proposé leur campement de la Puerta des Sol, proposition à laquelle la mairie de Madrid s’est opposée. Par ailleurs, lors de leurs parcours les différents groupes locaux du 15M ont aidé les mineurs et/ou ont marché avec eux. La “marée verte” à l’initiative des enseignants a également partagé des étapes communes avec la “marée noire”. Des indignés de Santander se sont déplacés à la manifestation madrilène en portant les T-shirt noir des mineurs.

 

     Durant la manifestation, le gouvernement Rajoy a annoncé au Congrès des restrictions budgétaires la IVA réduite passe de 8 à 10 %, la normale passe de 18 à 21 %, suppressions de primes et de jours de congé pour les fonctionnaires (cela fera 14 %  de salaire en moins, apparition de jours de carence...), fin de différentes réductions fiscales (comme les écologiques), révision des pensions, baisse des allocations chômages (quand + de 7 mois au chômage, le taux de l'indemnité est baissée de 60 % à 50 %), baisse des salaires des maires, baisse des subventions aux partis politiques et syndicats ... Toujours dans la presse bourgeoise, on lit que l’ UGT et les CCOO restent ouverts à la négociation avec le gouvernement mais que si ce dernier refuse ils continueront d'appuyer la mobilisation des mineurs. La conclusion est simple tant que le gouvernement maintient la fermeture des mines, la mobilisation va continuer. L'UGT utilise clairement ce conflit dans le cadre global de son opposition à la politique du PP. Ils ont donc annoncé une journée nationale de grève le 19 juillet. Le 21 juillet,  ce sont différentes marches qui arriveront à leur tour à Madrid : une des travailleurs précaires, une des indignés et une des chômeurs.

 

    A l'issue de la manif il y aurait eu 76 blessés suite aux charges policières et aux tirs de balles en caoutchouc : 42 manifestants, 33 policiers et 1 photographe de presse, on compterait également 8 arrestations.

 

    Après la manifestation en journée, une seconde a eu lieu le soir en soutien aux mineurs et contre les nouvelles coupes annoncées par Rajoy. Elle s'est terminée par de légères barricades dans les rues de Madrid, des lancés d’objets divers contre les flics "antidisturbos". Les antidisturbos ont chargé, matraqué, et parfois au hasard quand on voit les video (y compris sur celles d'El Pais). Selon les flics les manifestants du soir étaient 4000, 15000 selon les organisateurs (collectif Hay que Pararles los Pies, en gros “Il y a les pieds pour les arrêter”).

 

    Le jeudi 12 juillet, les 7 mineurs enfermés depuis 52 jours dans le puits santra Cruz del Sil (Léon) ont du arrêter leur action sur avis médical. Ils sont relevés par 5 autres camarades qui descendent sans limite. Aujourd'hui, trois mineurs ont été blessés au fond lors de manoeuvre d'entretien (dans un puits de la UMINSA, une des boites de Vitorino ALonso, dit “Don Vito”), malgré la grève des entretiens ont toujours lieu. A priori il y a une semaine un autre mineur de 31 ans a été blessé lors de ces entretiens. Tous les mineurs l'indiquent, il ne  faut pas oublier que les subventions pour la sécurité des postes de travail vont être totalement supprimées.  De plus, le chef de sécurité qui dirigeait ces deux opérations d'entretien est deux fois le même : résultat les mineurs ont cramé sa bagnole.

 

    En regardant les videos espagnoles sur différents sites et les interviews de mineurs, on comprend que tous sont déterminés à continuer mais dans les revendications beaucoup acceptent les coupes budgétaires. Pas de 60 %, ils seraient d’accord pour  10 % de moins. Certains ont annoncé que si le gouvernement ne cédait pas, ils reviendraient à Madrid avec de la dynamite.

 

   Ils semblent déterminés et à première vue les syndicats ne semblent pas pour l'instant vouloir freiner les choses. Cela leur permet de mettre la pression sur Rajoy donc il semble que ce conflit les sert bien pour l'instant.

 

Boulogne-sur-mer le 13/07/12 à partir d’ informations traduites par la Mouette Enragée.

 

 

 


   Que viva la lucha de la clase obrera

 

 

Mais aussi la répression de la manifestation : munie de fusils, la police tire des balles en caoutchouc sur la foule.

 

 

  Pour finir, la solidarité s'organise internationalement. Pour cela, voir cette page facebook : https://www.facebook.com/SpanishMinersSolidarityCommittee

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 14:47

  

    Nous poursuivons nos actions de soutien aux mineurs espagnols (pour le début, voir ici). Mardi 3 Juillet, à l'occasion de l'arrivée du Tour de France à Boulogne sur mer, nous avons redéployé une banderole de soutien avec cette lutte au dessus de l’autoroute A 16 entre Boulogne-sur-mer et Calais. Les automobilistes étaient nombreux et l'accueil plutôt favorable à l'écoute des nombreux klaxons et à la vue des pouces levés.

 

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   Les informations qui nous parviennent d’Espagne sur le mouvement de lutte des mineurs recouvrent pour la plupart d’entre-elles un caractère factuel. Le point de vue énoncé dans le communiqué qui suit et produit par le syndicat CNT-AIT de Léon, apporte quelques éléments qui dépassent le seul recensement des affrontements quotidiens et l’avancée de la Marche sur Madrid.

 

     Au delà des banalités d’usage sur le rôle et la fonctions des médias, c’est, en filigrane, la stratégie qu’emploie l’État pour atomiser et déstructurer une communauté qui est ici évoquée au travers de l’ exemple des bourses d’étude proposées aux enfants de mineurs. C’est également la question du coût de la production de l’énergie, de son utilité sociale et de son impact environnemental qui est posée dans ce point de vue. Des éléments essentiels que les mineurs eux mêmes n’ont de cesse d’évoquer lorsqu’ils dénoncent l’absence totale de perspective d’avenir pour les régions où ils vivent.


 

Soutien et réflexions autour du conflit minier.

Lundi 18 juin, Syndicats de la CNT-AIT de Léon

 

 

    Nous assistons toutes ces dernières semaines à un nouveau retour d'une des luttes ouvrières les plus historiques de notre pays, la lutte minière. Ce n'est pas la première, et ce ne sera probablement pas la dernière, car le secteur de la mine, bien qu'en récession, a encore beaucoup à dire.

     Toutefois, bien qu'il se caractérise par des affrontements bien plus sanglants que ceux que nous sommes habitués à voir, il n'est pas retransmis dans les média de communication avec l’honnêteté qu'il mérite. Nous ne parlons pas ici de quelque chose qui doit nous surprendre, ceux qui pensent qu'il s'agit de médias neutres qui cherchent la vérité de l'information, comme ils s'en auto caractérisent eux-mêmes, sont plein d'illusions.

   Les mass-media sont au service du capital et de ceux qui gouvernent le pays, c'est-à-dire ceux qui les payent et les financent qui ne sont pas différents de ceux qui tirent les fils de la politique et de l'économie, chefs d'entreprises et politiques. Il est important de se poser le problème, avant de lire le journal ou regarder le journal télévisé, si réellement ces journaux cherchent la vérité, ou la changent et tentent d'orienter dans la mesure du possible la pensée de la société vers leurs intérêt. Et quels sont les intérêts de l'état et du capital, des politiques et chefs d'entreprises, en cette période de crise économique et financière ? Probablement que leur priorité, n'est pas de nous l'expliquer ouvertement ni de façon subtile, c'est la lobotomisation de la population, donner de l'opium au peuple pour qu'il ne se réveille pas et ne soit pas conscient de la force qu'il a dans ses mains, que la richesse et la production mènent à ceux qui travaillent, c'est-à-dire les travailleurs, alors que les politiques et chefs d'entreprises goûtent seulement au luxe du travail d'autrui.

 

     Football, Grand frère (émission de TV) ..., on nous donne tout type de distraction pour notre temps libre alors qu'à peu de kilomètres de nos maisons est en train de se produire d'authentiques batailles rangées entre mineurs et policiers, comme si nous étions remonté de 70 ans et étions dans les temps du maquis. Cependant à peine quelques miettes dans les journaux télévisées et la presse écrite.

    Jusqu'il y a peu de temps, et encore maintenant, l'esprit de la lutte ouvrière est vivant. Nous ne devons pas oublier que les droits dont jouissaient les travailleurs jusqu'il y a peu d'années (car ils sont tristement en recul) ont été obtenus avec la sueur et le sang de nos grands-parents. La journée de 8 heures et les week-end ne furent pas octroyés par la bonté d'un quelconque patron, mais par les exigences des travailleurs en lutte qui pour cela ont subi des violences.

    Pour ces mêmes raisons, la lutte que mènent les mineurs des Asturies et Léon mérite tout notre respect quelques soient les critiques que nous pouvons faire sur ses fins. Il est question d'une lutte de travailleurs pour garder leurs poste de travail, le futur de leurs familles et de leur terre, car dans les bassins miniers il n'y a rien d'autre que la mine, comme ils le disent. Une lutte de base, de ceux qui travaillent, et dans la rue, pas une négociation de leaders syndicaux dans les bureaux du patronat. Le bras de fer que les mineurs maintiennent avec le gouvernement et son bras armé, police et garde civile, est exemplaire quant aux formes. Il est question d'une défense légitime de leur futur, contre un décret qui ne tient pas compte de ce même futur. Pour cela, nous ne devons pas prendre l'usage de la violence comme gratuite mais bien comme un moyen de se défendre face à une agression. S'ils nous parlent avec violence, nous répondrons de la même façon. Misère, expulsions, salaire de merde, horaires démentiels, accidents du travail, coupes budgétaires, privatisations, ça c'est de la violence.

 

     Les mineurs ont un taux de syndicalisation de 90 % voire plus, et beaucoup de leurs luttes se sont caractérisées par un affrontement direct. Le SOMA (Sindicato de Obreros Mineros de Asturias) [membre de la FITAG UGT, voir leur site internet : http://www.somafitagugt.es/ ,leur page parle principalement de la marche noire] appartient aux syndicats majoritaires même s'il a souvent été considéré comme « dissident syndical » c'est-à-dire que sa trajectoire n'a pas suivi les voies ordinaires sinon que d'une manière ou d'une autre ils ont décidé de leur lutte de manière horizontale.

     Dans ce cas, malgré la présence d'expressions syndicales majoritaires, il n'apparaît pas que les coupures de routes furent pré-négociées comme nous l'avions connu dans d'autres conflits miniers. Dans ce cas il n'apparaît pas que les syndicats élèvent leur voix chantante, sinon que ce sont les travailleurs, bien qu'affiliés aux syndicats « ouvriers-vendus », qui luttent pour leur futur travail, comme la logique doit être.

 Dans une autre part, on aperçoit dans les médias d'information alternative que la lutte maintenue jusqu'à ce moment avec le gouvernement est relativement équilibrée, y compris dans certaines occasions nous avons vus les policiers qui furent obligés de se retirer. Cela est-ce possible ? Est-ce que les mineurs ont bu dans la marmite ? Peut-être que l'idée la plus logique est que le gouvernement ne souhaite pas promouvoir un affrontement sévère, mais probablement jouer l'usure, de façon que ne se voit pas trop la violence policière, chaque fois plus dans les bouches de tout le monde.

     Pour autant, de la même manière que nous pouvons dire que l'esprit et les formes de la lutte en cours sont très positifs, nous pouvons dire aussi que les objectifs qui se perçoivent dans celle-ci ne sont pas aussi admirables qu'il y paraît. Il existe quelques aspects qui nécessitent une analyse avant de soutenir la lutte les yeux fermés.

   

  En fin de compte, le conflit a surgi car les subventions pour la mine ont été réduites substantiellement dans les budgets de l'état, signé jusque la fin de l'année 2018. Dans ces dites subventions, une partie très importante du budget était destiné à la reconversion du secteur, c'est-à-dire, pour théoriquement créer de nouveaux secteurs productifs dans les zones minières qui pourraient se substituer lentement à la mine et ils existaient des opportunités dans ces régions. Ce type de subventions existe depuis de nombreuses années, car cela fait plusieurs années qu'il était prévu de démanteler le secteur petit-à-petit. Le grand problème qui surgit aujourd'hui est que ces fonds pour la reconversion n'ont pas été utilisés à reconvertir quoi que ce soit. Actuellement, les mineurs luttent pour proroger les fonds qu'ils n'ont pas reçu plus qu'au titre de salaire et qui vont directement aux entreprises minières, non au secteur minier et ses travailleurs, nous croyons que c'est eux qui doivent créer de nouvelles alternatives avec ces dits fonds. Toutes les subventions reçues ont servi pour maintenir le secteur, pour rénover des machines mais cela n'a pas créé de futur dans la région. Dans tous les cas, elle on été converties en bourse pour études des enfants de mineurs, routes, universités et complexes omnisports.

Il ne nous paraît pas que maintenir les subventions soit une solution au problème, d'autant qu'elles n'étaient prévues que jusque l'année 2018. Dans le cas où les mineurs gagnent la lutte, que se passera-t-il après 2018 pour les contrées minières ? Les gens d'ici devront émigrer, comme dans tant d'autres lieux où les mines furent démantelées. Malgré les potentialités du territoire, il ne se passe rien. Malgré les luttes, le futur de la population des bassins est aussi noir que le charbon.

   A partir de cela, peut-être que la solution passe par exiger du gouvernement et des entreprises minières que la richesse générée par le secteur de la mine soit utilisée dans une réelle reconversion vers d'autres secteurs, dans les mains de ceux qui vivent de ces terres. Les grandes entreprises du charbon nationales continueront à garder leurs privilèges quand la mine disparaîtra alors que la population qui habite ces terres devra partir. Ce fait est intolérable et toute la richesse générée est la propriété des travailleurs, qui ont maintenant la responsabilité d'exiger de l'avoir en propre pour créer des opportunités en dehors du charbon. Nous ne voulons pas de chefs d'entreprises qui se félicitent eux-mêmes pour payer leurs travailleurs en période de grève, il n'y a pas besoin de fils de mineurs universitaires qui devront partir dans d'autres lieux pour travailler, sans futur pour les peuples miniers.

Une autre alternative que pose la lutte est d'exiger du gouvernement que les entreprises d’électricité utilisent le charbon national. Un autre pourcentage des subventions à la mine que nous avons auparavant commenté est utilisé à cela et l'argument de ceux qui veulent les démanteler d'un trait de plume est que le charbon national n'est pas rentable. Actuellement et depuis quelques années, le secteur minier en Espagne nécessite des aides pour être soutenu, car il est vendu aux entreprises d'électricité meilleur marché que ce qu'il coûte. Cela pour que le charbon espagnol soit compétitif avec le charbon étranger produit dans des pays comme la Chine. Le libre marché fait qu'il est bien plus rentable d'acheter le charbon d'autres lieux du monde que consommer celui de terres proches. Et pourquoi est-ce meilleur marché ? Pour des raisons aussi simples que les conditions de travail sont plus précaires et les salaires plus bas. Et tout cela malgré les coûts de transport.

 

    En résumé, notre pays est en crise et le gouvernement fait des coupes, car pour lui cela ne vaut pas la peine de maintenir les entreprises minières espagnoles d'autant qu'il ne s'agit pas d'un négoce rentable. Malgré tout les entreprises d'électricité continueront à consommer du charbon, évidemment étranger, produit dans des mines où les gens sont empoisonnés pour un salaire de merde et des conditions lamentables.

 Il est possible que nous devions commencer nous-même à proposer que le monde du libre commerce n'a aucun sens. La responsabilité sociale ne peut nous permettre de consommer une énergie qui est produite à des milliers de kilomètres dans des conditions de semi-esclavage, parce qu'il est de la responsabilité de tous de fournir une consommation locale en assumant les coûts réels de sa production.

 La démesurée et croissante consommation énergétique actuelle manque de logique dans un monde où les ressources sont finies. La croissance qui est présentée par les états comme seule alternative à la crise est une sentence de mort maintenant que les ressources que contient la planète sont limitées et accessibles seulement à quelques uns. Les pays développés doivent assumer la responsabilité de leur consommation réelle et cesser de vivre sur le dos des pays pauvres, de leurs bas coût de production, sur le dos de la vie des travailleurs et de la santé environnementale de leurs terres. Pour cela, si nous décidons de consommer du charbon, car notre consommation énergétique l'exige, qu'au moins il soit produit localement, que nous assumions le coût réel de sa production et l'impact environnemental qu'il produit. Seulement dans ce cas nous pouvons commencer à envisager qu'une consommation aussi démesurée n'est pas nécessaire mais qu'elle est préjudiciable et nocive.

 

Traduction effectuée par la Mouette Enragée à Boulogne-sur-mer

 

  cartel mineros 11 julio bloque unitario RGB web

 

   Enfin, nous actualisons la liste de liens pour couvrir les événements récents : le déroulement de la marche noire des mineurs qui convergent vers Madrid pour une manifestation le 11 juillet mais aussi les luttes autour des mines qui continuent et même se renforcent face à la répression policière de l'Etat espagnol.

 

Quelques photos de la marche.


http://periodismohumano.com/economia/los-mineros-marchan-sobre-madrid.html

 

La mobilisation et les affrontements se poursuivent au quotidien


http://periodismohumano.com/economia/huelga-general-en-las-cuencas-mineras.html

 

http://periodismohumano.com/economia/los-mineros-en-huelga-siguen-en-lasbarricadas.html

 

http://periodismohumano.com/economia/la-carga-de-la-brigada-minera.html

http://periodismohumano.com/economia/huelga-general-en-las-cuencas-mineras.html

 

Une vidéo :


http://www.youtube.com/watch?v=9ICMOee25UM&feature=share

 

Liens : http://bloqueunitario.org/   Blog pour information sur les initiatives de convergence de différents secteurs en lutte en lien avec la marche

http://www.alasbarricadas.org/noticias/node/21184  Suivi régulier de la situation

 

   Nous rappelons à  celles et ceux qui souhaitent débattre et envisager collectivement des suites à cette action à nous contacter à l’adresse de la Mouette : lamouette.enragee@wanadoo.fr  ou directement sur ce blog ! 

 


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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:03

Guerre de classes

Camillo Berneri.Ed. Spartacus.

 

Anarchiste italien de tendance collectiviste, Berneri arrive en Espagne dès le début de l’insurrection de 1936 et participe activement à la constitution des premières colonnes anarchistes partant en Aragon. Très tôt, il est de ceux qui affirment que seule la lutte anti-capitaliste peut s’opposer au fascisme et que le piège de l’anti-fascisme signifie l’abandon des principes de la révolution sociale. Il ne cesse de répéter que la révolution doit être gagnée sur le terrain social et non sur le terrain militaire. Il s’oppose ainsi à la militarisation des milices qu’il voit comme la première victoire des forces étatiques.

Les staliniens ne le lui pardonneront pas. Le 5 mai 1937, à Barcelone, Berneri et Barberi, l’un de ses compagnons, sont arrêtés chez eux par des policiers armés au motif qu’ils seraient des « contre-révolutionnaires ». C’est au cours de ces journées que des unités sous commandement du parti communiste tentèrent d’écraser le mouvement social et éliminèrent de nombreux militants anarchistes et du P. O. U. M.

Les articles publiés par Berneri et ses camarades dans leur revue, Guerre de classe, apportent un regard lucide et critique sur le cours de la révolution espagnole, et les orientations prises par la direction de la C. N. T. en particulier.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:01

 

Le Nord de l'Espagne connaît depuis plusieurs semaines, une grève des mineurs de charbon de grande ampleur. En effet, à l'annonce de la réduction de 60% des subventions gouvernementales versées a l'industrie minière, les mineurs ont répondu par des blocages massifs de routes et voie ferrées, occupations de mines et manifestations. Environ 8000 postes sont en jeu, ainsi qu'en ligne de mire la fermeture progressive des mines. Des villages entiers des provinces des Asturies, de Castille, de Leon et d'Aragon sont touchés par cette mort accélérée de l'industrie minière. Mais au delà de la défense immédiate de leurs conditions d’existence, les mineurs s’opposent plus globalement encore à l’offensive générale que livre dans le contexte actuel de crise, le capital contre l’ensemble du prolétariat en Espagne, en Europe et dans le monde.

 

Cette lutte pourrait donc revêtir un caractère décisif. L’Etat l’a compris. Il sait cette fois ne pouvoir céder. Reculer en cette période pourrait ouvrir la voie au cortège de revendications portées par les différents secteurs qui se sont massivement mobilisés en mars contre la réforme du travail. Les mineurs, pour leur part, ont bien conscience de jouer dans cette partie bien plus que la défense d’un simple travail. La fermeture des mines signerait la destruction pure et simple de leur mode de vie, l’éradication d’une organisation sociale et collective héritée de décennies de luttes avec pour chacun d’eux, en perspective, le cortège d’épreuves personnelles qui ne manque jamais de s’abattre en pareille circonstance. La forte mobilisation des femmes et compagnes de mineurs de ces derniers jours en exprime la conscience bien acquise.

 

Il reste à observer dans les temps à venir le rôle que vont jouer les organisations syndicales officielles : CCOO/UGT. Une certaine autonomie semble pour le moment caractériser le mouvement, en particulier dans le choix et la manière de mener les actions sur le terrain : blocages de routes, barrages, etc... Le déroulement de la “Marche Noire” et son issue ne manqueront pas de nous renseigner sur la question...

 

Pour notre part, en relayant quelques textes et vidéos aux vues de la tournure que prend cette lutte, nous souhaitons apporter notre soutien et exprimer notre solidarité envers les femmes et les hommes engagés dans ce mouvement contre l'Etat et le patronat espagnol.

 

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Plus concrètement, nous entamons une série d’actions afin, déjà, de rendre localement visible cette lutte. La première s’est déroulée le mercredi 27 juin au matin. Une banderole fut déployée au dessus de l’autoroute A 16 entre Boulogne-sur-mer et Calais. D’ autres suivront. D’ores et déjà, nous engageons celles et ceux qui souhaitent débattre et envisager collectivement des suites à cette action à nous contacter à l’adresse de la Mouette : lamouette.enragee@wanadoo.fr


 

Suivi de la stuation de ces dernières semaines :
Le 07/06/12 http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1184
Le 11/06/12 http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1187
Le 15/06/12 http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1193
Le 19/06/12 http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1199

Le 27/06/12 http://www.controappuntoblog.org/2012/06/28/espagne-les-mineurs-enlutte-
nouvelles-barricades-sur-les-routes-et-voies-ferrees-des-asturies-3-mineursarretes-–-
27-juin-2012/

 

arton1084-d2abc.jpg

 

 


La grève des mineurs en vidéo :

http://mas.lne.es/huelga-minera/videos-huelga-minera.html

 

Quelques photos :

http://periodismohumano.com/economia/la-batalla-del-pozosantiago.html
 

La solidarité :
- Une petite vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=IzGlxbPrmKo&feature=related
- Solidarity with Spanish miners : http://www.workersliberty.org/story/2012/06/13/solidarity-spanish-miners
- Lettre de soutien d’anciens mineurs britanniques des grèves de 1984-1985 aux
mineurs espagnols en grève + Lettre d’un mineur asturien : http://www.millebabords.org/spip.php?article20973
- Un appel à récupérer 6000 euros pour la marche des mineurs de León : http://www.lanzanos.com/proyectos/mineros/
-L’association des comarcas (cantons) minières d’Espagne appelle les municipalités minières
européennes à soutenir la poursuite de l’activité minière en faisant pression sur le
gouvernement : http://www.lavozlibre.com/noticias/ampliar/601416/acom-espana-solicita-a-ayuntamientosmineros-
europeos-que-insten-al-gobierno-a-cumplir-los-planes-de-la-mineria

- Des choses commencent à se faire en termes de communication… http://www.periodismociudadano.com/2012/06/21/resistenciaminera-en-las-redes-sociales

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 23:23

   

     Echanges et mouvement vient d'éditer (mai 2012) une brochure intitulée «  Marchandises, transport, capital et lutte de classes  ».

 

Brochure-Echanges.jpg

 

 

   Ce texte engage une analyse des évolutions récentes de la structuration capitaliste ; toutes engendrées par ce que l'on appelle « la révolution des TIC » ( Technologie de l' information et des communications).


   On y décrit un capitalisme aux prises avec toutes les contradictions engendrées par son propre développement  ; il n' y a pas une crise mais des crises : sociale et humanitaire, énergétique, écologique, financière, productive, sociétale... chacun semblant se débattre dans sa crise de proximité sans chercher à briser ces barrières et frontières.

 

    Lorsque l'écran de fumée des «  solutions  » réformistes se dissipera, les intérêts communs des peuples prendront une consistance telle que la bourgeoisie n'aura d'autre issue possible qu'une répression exponentielle. Déjà, plusieurs pays adoptent des mesures législatives pour se prémunir de toute convergence.

 

Vous pouvez commander cette brochure par email (echanges.mouvement@laposte.net ) prix 3€

 

 

TABLE DES MATIÈRES


- LES TRANSPORTS DANS L' EXPANSION MONDIALE DU CAPITAL

- LES TRANSPORTS DANS LA RESTRUCTURATION CAPITALISTE

- LE CONTENEUR, ÉLÉMENT CENTRAL DU PROBLÈME DES TRANSPORTS À L' ÉPOQUE MODERNE

- UNE NOUVELLE ANCIENNE INDUSTRIE : LA LOGISTIQUE

- LES AVATARS DES AUTRES CIRCUITS DE MARCHANDISES SPÉCIFIQUES

- LES CONSEQUENCES DE LA REVOLUTION DU CONTENEUR

- CONSEQUENCES SUR LA STRUCTURE DU CAPITALISME

- LES CONSEQUENCES SUR L' ORGANISATION DU TRAVAIL

- FRAGILITE ET VULNÉRABILITÉ DU SYSTÈME DE TRANSPORT

- LA TRANSFORMATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL, LA DIALECTIQUE CAPITAL-TRAVAIL

- LES LUTTES ET LEUR IMPACT SUR LE PROCÉS DE PRODUCTION

- LES TRANSPORTS ET LA CRISE ECONOMIQUE

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 11:41

Karl Marx-a6ede

Carlo Cafiero.Ed. Le chien Rouge.

 

« Le capitalisme n’est et ne sera pas là de toute éternité. » Cet Abrégé, rédigé en 1878 nous livre l’essentiel de l’analyse contenue dans le Livre I du Capital de Karl Marx. Ce Compendium de la critique du système capitaliste – « où ce ne sont pas les moyens de production qui sont au service du travailleur, mais bien le travailleur qui se trouve au service des moyens de production » – a été rédigée à destination d’un public populaire. Écrit dans un style simple et sans l’appareil scientifique qui rend parfois ardue l’approche de l’œuvre originale, ce résumé a d’ailleurs été approuvé par Marx en personne. L’auteur, Carlo Cafiero (1846-1892), communiste libertaire italien, n’était pourtant pas un disciple du théoricien allemand auquel il s’était opposé lors de la scission de la Première Internationale en 1872. L’avant-propos de James Guillaume nous rappelle le parcours de Cafiero et les enjeux qui s’affrontèrent à l’époque au sein du mouvement ouvrier.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:52

 

 

gr-ve g-n-ralis-e en franceInformation Correspondance ouvrière. Ed. Spartacus.

 

Cette brochure a été écrite à chaud par des militants ayant choisi depuis des années de mettre en commun leurs expériences de la lutte de classe dans l’entreprise et les réflexions qu’elles leur inspiraient. Après une brève description de la France de l’époque, ils donnent des exemples des formes d’actions et d’organisation qu’ont adoptées les étudiants et les salariés, montrent ce qu’elles pouvaient avoir d’éphémère, mais aussi annoncer comme tendances durables. Ils mettent également en lumière ce qu’ont été les stratégies des principaux syndicats, ce qu’elles révèlent de leur rôle réel dans la société. Enfin, ils montrent ce que sera le débouché inévitable d’une grève générale prolongée dans un pays où l’essentiel de la production est désormais assurée par des salariés : ceux-ci, pour maintenir en activité les services qui sont nécessaires à leur existence quotidienne, pour assurer leur ravitaillement et celui de la population en générale, seront conduits à remettre en route les entreprises, à leur façon et selon leur propre organisation.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:00

barricades - barcelone

Agustín Guillamón. Ed. Spartacus.

 

Quand, au petit matin du 19 juillet 1936, les militaires factieux sortirent de leurs casernes en pensant s’emparer facilement de Barcelone, ils trouvèrent en face d’eux les comités de défense de la Confédération nationale du travail (C.N.T.) appuyés par toute une population ouvrière dressée contre le fascisme. En fin d’après-midi, le général Goded, l’un des organisateurs du soulèvement avec Franco, arrivé des Baléares pour prendre le commandement de la ville, doit reconnaître sa défaite. Cette victoire populaire contraignit le gouvernement de la République à organiser la résistance contre les nationalistes, au lieu de pactiser avec eux. En Catalogne, les ouvriers armés se retrouvèrent non seulement maîtres de la rue, mais aussi en charge de nombreuses entreprises abandonnées par leurs propriétaires. Leurs organisations, et d’abord la plus puissante d’entre elles, cette C.N.T. redevenue légale seulement quelques mois auparavant, participent à la direction de la guerre contre les fascistes, à celle de l’économie et de l’ensemble des activités sociales. Mais en accordant une priorité absolue à cette lutte contre le fascisme, la direction de la C.N.T. va aider l’État à se réapproprier ce pouvoir acquis par les ouvriers les armes à la main. À Barcelone encore, en mai 1937, une nouvelle étape dans cette reconquête donnera lieu à une puissante riposte armée des ouvriers, qui sera suivie de leur défaite politique et d’une vague de répression contre les militants révolutionnaires.

Les révolutions sociales, ces tentatives de réorganisation de la production et de la société sur de nouvelles bases, sont extrêmement rares. Au-delà des circonstances particulières dans lesquelles elles surgissent, elles apportent toujours une expérience irremplaçable sur ce qui peut en faire le succès ou l’échec. Agustín Guillamón, qui publie depuis 1993 Balance (Bilan), une revue en espagnol d’histoire du mouvement ouvrier international et de la guerre d’Espagne, décrit dans ce livre, sous une forme ramassée mais avec une grande précision, ce parcours de la C.N.T. de juillet 1936 à mai 1937. Ses commentaires et ses interprétations ne peuvent que nourrir la réflexion de tous ceux qui s’interrogent sur les chemins à prendre pour construire une société libérée de l’exploitation et de l’oppression, ce communisme libertaire auquel aspiraient les militants de la C.N.T.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 10:16

r-vo inconnue

Voline. Ed. TOPS/H. Trinquier

 

 

Dans le présent ouvrage, écrit l’auteur, cette Révolution inconnue est la Révolution russe ; non pas celle qui a été maintes fois traitée par des hommes politiques ou des écrivains patentés, mais celle qui fut ou négligée, ou adroitement voilée, ou même falsifiée : celle qu’on ignore. L’auteur a vécu la Révolution de 1917. Il y a activement participé. Et il désire en exposer et examiner, avec une parfaite objectivité ; les faits authentiques. Tel est son seul souci. S’il ne l’avait pas, il n’aurait jamais songé à écrire ce livre. La Révolution inconnue lève le voile sur une révolution qui va faire tomber le trône des tsars, renverser le gouvernement provisoire et la bourgeoisie montante, faire trembler le nouveau pouvoir prétendument révolutionnaire qui finira pur la dompter et, en cela, la détruire ; mais une révolution pourtant remplie de secrets, de controverses, de zones obscures riches en enseignements.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:30

 

    Suite de notre brève sur la longue grève dans l'usine Draka à Calais (à lire ici), nous avons appris la levée des piquets de grève, le lundi 7 mai alors qu'ils duraient depuis le jeudi 12 avril. Voici un court entretien avec un des ouvriers de la boîte sur les conditions dans lesquelles s'est opérée la reprise du travail. 

 

 

" Après plus de trois semaines de grève on a décidé de reprendre le travail parce que financièrement c’est difficile pour les familles ; maintenant chacun essaie de re-négocier les remboursements de prêts avec les banques, etc... On n’a rien obtenu mais on n’est vraiment pas déçu de ce que l’on a fait (...) La solidarité des usines des alentours a été forte car une grève longue comme la notre on n’en a pas vu sur Calais depuis longtemps. Les familles ont aussi joué un rôle important, elles passaient et participaient au piquet de grève (...) On connaît la situation sociale de la ville et on sait qu’une grève comme la notre semble difficile à comprendre pour certains, mais ce sont tous les reculs que nous vivons au travail qu’on ne peut plus admettre (...)

 

   On est resté uni pendant toute la grève, c’est bien la preuve que le mécontentement est profond (...) Le jour de la reprise, on a retenu l'huissier un bon moment en faisant une farandole autour de lui (...) On sent qu’il ne faudrait pas grand chose pour que ça reparte. Il y en a certains qui aujourd’hui dans l’usine rasent les murs; le patron est resté planqué dans son bureau (...) On n’a rien obtenu mais ce n’est pas peut être pas fini, on peut mener des actions au sein de l’usine elle-même (...) Maintenant l’enjeu est d’obtenir l’étalement des jours de grève (...) "

 

A suivre ...

 

Boulogne-sur-mer . 14/05/2012

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  • : Ce blog est issu d'un groupe de militants originaires de Boulogne sur mer (62) qui se réclament du communisme libertaire. A l'origine, la Mouette Enragée est un journal local qui relaye les luttes politiques mais aussi propose des analyses sur des luttes sociales ou des problématiques locales. Avec ce blog, nous proposons de partager nos réflexions passées et présentes pour ainsi mieux envisager les perspectives de lutte efficace et organisée par la base, c'est à dire les travailleurs eux-mêmes
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Nous nous définissons comme Communistes-Anarchistes parce que:

 

- Nous rejetons tous les systèmes économiques, toutes les institutions politiques, étatiques ou privées qui se fondent sur l'exploitation de l'homme par l'homme, sur l'autorité et la hiérarchie.

- Nous avons toujours lutté, à la fois contre toutes les formes de Capitalisme d’État qui se dissimulaient ou se dissimulent encore sous les noms de Marxisme-Léninisme, Bolchevisme, Stalinisme, Etats-ouviers, etc... , et contre les Capitalismes Libéraux avec leur cortège de gaspillage et de consommation effrénés. Il s'agit pour nous, des deux faces de la même médaille.

- Nous considérons que, partout dans le monde, les inégalités sociales, la loi du profit et du plus fort conduisent à une société de plus en plus déséquilibrée, polluée, inhumaine et sont directement responsables du racisme, du crétinisme passif, de la corruption financière et politique.

- Nous sommes pour l'auto-organisation sur une base de classe , des travailleurs, des habitants, des consommateurs dans les formes qu'il leur convient de se donner, pourvu qu'elles ne reproduisent pas, comme les mafias politiques de Droite comme de Gauche ou les bureaucraties syndicales, les tares que nous dénonçons plus haut.

- Nous sommes pour une Démocratie Directe qui correspondrait aux besoins authentiques des individus sans distinction de sexe ou de nationalité, et non plus au profit des marchands et des publicitaires, des bureaucrates et des notables.

- Nous pensons que le capitalisme ne s’ effondrera pas de lui même et qu’une révolution sociale et mondiale demeure la condition indispensable de son dépassement.

- Nous pensons que c’est au cœur même des luttes et des mouvements sociaux que s’élaborent les formes nouvelles de rapports sociaux et donc que c’est au sein de ces mouvements qu’il faut lutter.

- Nous n'appelons donc personne à nous "suivre'' aveuglément, et ne recherchons aucun pouvoir pour nous mêmes, mais souhaitons œuvrer avec tous ceux et toutes celles qui veulent changer radicalement cette société en prenant dès aujourd'hui leur destinée en main.

Fortunes de mer

 

Clich- 2010-06-10 22-02-51

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