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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:54

Ni parlements ni syndicats

Collectif. Ed. Les nuits rouges.

 

« Anéantir la totalité de l’appareil d’Etat avec son armée, sa police, ses geôliers et ses juges, avec ses curés et ses bureaucrates, voilà la première tâche de la révolution prolétarienne ». Ce programme net sans ambages était celui du Parti communiste ouvrier d’Allemagne, de 1918 à 1923.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 18:55

 

    Le clivage qui oppose les tenants de l’ « arrêt immédiat » à ceux qui prônent un arrêt « progressif » est ancien dans le mouvement antinucléaire. Il rebondit aujourd’hui tout simplement parce que, après Fukushima, l’ « arrêt immédiat » est devenu une revendication tellement évidente que les tenants de l’arrêt progressif (avec toutes ses variantes) sont obligés d’intégrer cette donnée en se livrant à toutes les contorsions politiciennes et linguistiques possibles.

 

rennes-15-oct.JPGManifestation du 15 octobre 2011 à Rennes - cortège pour un arrêt immédiat

 

    Le terme « immédiat » étant devenu symbolique il suffisait de le détourner. C’est ainsi qu’est né ce concept tordu de « décision immédiate » qui permettait de l’assortir de toutes les variantes : certes « décision immédiate de sortie immédiate » mais aussi « décision immédiate de sortie dans 10, 20 ou 30 ans.

 

    Seulement voilà, l’ « arrêt immédiat » que nous mettons en avant ne peut être réduit, et ce depuis longtemps, à une simple question de date ! Cet « arrêt immédiat » est devenu le symbole d’un clivage politique plus général entre une écologie sociale et de classe qui s’insère dans une perspective anticapitaliste et anti-productiviste et les tenants d’un néocapitalisme vert pour lequel les questions énergétiques peuvent servir à relancer une fois encore une économie de marché en crise.

 

    Greenpeace parle de socle commun aux tenants des différents scénarios de sortie : c’est « l'économie d'énergie, l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables ». En fait le seul socle dont Greenpeace se revendique c'est de résoudre la question énergétique sans changer de société (il n'est donc pas commun). Pourquoi Greenpeace ne veut pas d'arrêt immédiat et se retirerait d'un collectif qui prendrait une telle décision ? Tout simplement parce que Greenpeace n'est plus vraiment antinucléaire et que pour lui le réchauffement climatique est devenu la question essentielle. Il suffit de rappeler qui sont les signataires et les initiateurs de l'ultimatum climatique de mai 2009 qui estime qu'il faut prolonger la durée de vie de certaines centrales et garder une proportion de production issue du nucléaire. Soit dit en passant le Réseau est toujours signataire de cet ultimatum donc tous les adhérents du Réseau. Cet nouvelle priorité fait qu'il vaut mieux le risque d'une catastrophe nucléaire que remettre en marche, même pendant un temps court les centrales thermiques et hydrauliques. C'est un choix, ce n'est pas le nôtre.

 

    On sait que les risques d’excursion sont dans l’ordre d’une probabilité relative au temps de fonctionnement et nombre de réacteurs. Par conséquent accepter que chaque jour, chaque semaine supplémentaires ces réacteurs fonctionnent, c’est accepter le risque d’un Fukushima ou d’un Tchernobyl. Le thermique est certes polluant mais on peut facilement en envisager son arrêt dans 5 ou 10 ans et son remplacement par d’autres formes d’énergie dites renouvelables. Et dans ce cas, quels qu’en soient les inconvénients, il serait toujours moindre que de prolonger le fonctionnement des centrales.

 

    Pas de salade. En quelques semaines, le Japon a stoppé 80 % de sa production liée au nucléaire. A part dans la région de Fukushima, avez-vous entendu parlé d’un retour à la bougie ? Avez-vous noté une crise sans précédent de l’économie japonaise (hormis celle qui est liée à la crise mondiale du capitalisme) ? les Japonais ont-il cessé de vivre ou vivent-ils plus mal ? Évidemment non, hormis un éclairage public devenu très faible (tant mieux) et quelques manques ici et là rien n’a bouleversé quoi que ce soit. Alors encore une fois pas de salade, on peut arrêter le nucléaire immédiatement. Les capitalistes le feront à deux conditions et sans problème :

 

1) Que le nucléaire cesse d’être (ou menace de ne plus être) un secteur producteur de sur-profits énormes dans sa mise en place comme dans sa gestion. Par exemple si les catastrophes ou les menaces de catastrophe risquent de plomber par trop ces perspectives d’accumulation de capital comme les bénéfices escomptés. C’est ce qu’à compris Siemens depuis plusieurs années qui s’est doté petit à petit de moyens de changer son fusil d’épaule et qui ainsi accompagne les projets de l’Allemagne d’arrêt du nucléaire.

Évidemment le scénario n’est pas le même en France, la place du nucléaire dans le domino capitaliste hexagonal ayant une dimension autrement plus centrale que celle de son homologue d’outre-Rhin. Néanmoins ils savent très bien ce qui est souhaitable, de ce point de vue comptable, de laisser de côté… ils gardent comme toujours quelques bonbons dans leurs poches pour servir de monnaie d’échange en vue de tractations politiciennes. Plogoff en 1981 devenu par trop « insurrectiogène », Superphénix ensuite devenu un puits sans fond comme l’est maintenant Flamanville (avec l'EPR) ; il y en aura quelques autres selon le rapport de force.

Or l’honneur d’un mouvement antinucléaire serait de ne pas tomber dans ce piège et de le dénoncer. Ce n’est pas ce que font les tenants des « arrêts progressifs » qui de par leur position même offrent de telles ouvertures aux nucléocrates.

 

2) Qu’à ce coût financier s’ajoute un coût social qui mettrait par trop en péril et en question les structures de pouvoir en cas d’obstination nucléaire. Les dirigeants des « régions » au Japon l’ont parfaitement compris et c’est pour cette raison qu’ils ont poussé à la suspension du nucléaire, souvent contre l’avis du gouvernement central et des nucléocrates, car ils craignaient de perdre tout leur crédit auprès de celles et ceux qu’ils dirigent.

 

1-2-07a31.jpg

 

    Mais alors, que veulent « sauver » les tenants de l’arrêt progressif pour préférer un risque énorme de catastrophes à répétition au remplacement progressif de productions d’électricité polluantes certes mais remplaçables, elles, progressivement ? Eh bien ce qu’ils veulent sauver c’est tout simplement l’économie c’est-à-dire les profits énormes investis en France dans le nucléaire depuis des dizaines d’années. Il ne faut surtout pas changer le fondement de la société, en modérer quelques aspects qui apparaissent les plus scandaleux et parvenir à se passer du nucléaire sans gêner par trop les lobbys de ces entreprises qui se sont développées sur le nucléaire. Leur rêve c’est de faire couler de l’énergie douce et renouvelable dans les rouages d’une économie fonctionnant à peu près comme elle fonctionne à présent.

 

    Outre ce qui précède deux points me choquent dans le tract de la coordination poitevine.

- La référence à l’indépendance de la France en matière énergétique. Or cette indépendance-là nous devrions nous en foutre… Si l’uranium était « chez nous » serions-nous pour ?

- Il n’y a pas de dénonciation du nucléaire militaire (pourtant central dans le choix nucléaire français et tout aussi mortifère)…. Défendriez-vous la force de frappe française ?

 

    Derrière cela, on ne peut éviter d’évoquer succinctement la transformation sociologique du milieu écologiste « de gouvernement ». La pente suivie est celle de l’Allemagne à savoir une représentation de « classes moyennes éduquées » capables de participer à la gestion d’un pays au gré des alliances à droite comme à gauche. Cela aussi se cache derrière les clivages entre arrêt immédiat et arrêt progressif. Des marchandages électoraux qui tiennent lieu de ligne politique : des élus en nombre contre quelques bonbons et l’acceptation de la stratégie de sortie du nucléaire qui fait le moins mal aux capitalistes. Nous ne voulons pas que le mouvement antinucléaire serve de marchepied à cette stratégie de l’échec et de la soumission. C’est là le sens de la tentative de constituer des cortèges anticapitalistes pour l’arrêt immédiat, et que nous porterons, quant à nous, à Rennes le 15 octobre.

 

    Beaucoup se retranchent derrière l’unité nécessaire avec l’acceptation de quelques compromis. La question se pose en effet, mais à condition d’avoir le même but et de ne pas osciller entre « immédiat » ou dans 40 ans. Dans ce cas, ce ne serait plus de l’unité mais de la confusion qui ne ferait de l’antinucléaire qu’un moyen pour renforcer chacune des chapelles politiques. Depuis Malville l’unité proposée, celle qui tient lieu de ligne politique débouche sur des stratégies électoralistes et de lobbying. Nous n’en voulons plus.

 

Jean-Pierre Duteuil

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Published by La Mouette Enragée - dans Anti Nucléaire
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 15:59

Rapide retour sur la soirée du 23 septembre où en compagnie de camarades du Syndicat de Lutte des Travailleurs d’Arcélor-Mittal de Dunkerque nous avons débattu autour du film de Richard Prost : “Au pays d’Usinor”.


Avouons le après coup, l’organisation et la réussite de cette soirée relevaient quelque peu du pari, et il le fut finalement avec un certain succès puisqu’une cinquantaine de personnes assistèrent à la projection et à sa suite entamèrent le débat durant près d’une heure et demi.

81

 Pour nous, l’intérêt de cette réunion était double: d’abord évoquer une expérience que nous qualifierions “d’autonomie ouvrière” et en regard de cette histoire, faire le point sur ce que la période actuelle porte de limites mais également de possibles dans la lutte contre le capitalisme.

 

 

La restructuration de nombreux secteurs de la production a entraîné la disparition d’une mémoire, de réflexes et de pratiques de classe qui laisse aujourd’hui un vide lourd de conséquences. Cela fut répété à plusieurs reprises et semblait assez partagé par une partie importante de l’assemblée. Les témoignages de jeunes travailleurs renforcèrent cette idée lorsqu’ils évoquèrent les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, afin de simplement discuter et échanger sur ce qu’ils vivent et subissent sur leurs propres lieux de travail.

 

 

Pour autant, depuis, d’autres manières d’envisager la lutte et de l’organiser ont fait leur apparition comme c’est le cas par exemple dans le secteur du nettoyage ou de la restauration rapide. Des “collectifs de solidarité” aux travailleurs en lutte mêlant syndiqués, non syndiqués et associatifs ont joué un rôle déterminant ces dernières années dans l’issue et le succès de ces bagarres.

 

 

Le “mouvement contre la réforme des retraites” fut également discuté et à travers lui le rôle de pompier social et la fonction intégratrice des bureaucraties syndicales.

 

 

Nous reviendrons plus longuement dans les pages du prochain numéro de La Mouette Enragée sur le déroulement de cette soirée ainsi que sur le fond des discussions qui s’y sont tenues. D'ores et déjà nous tenons à remercier les camarades du SLT ainsi que toutes les personnes présentes lors de cette soirée. Nous remercions particulièrement Richard Prost de nous avoir fourni une copie de son film.

 

Le site de richard Prost : http://prost.tv/1.html

 

 


Retour sur la soirée du 23 septembre


Le 23 septembre 2011 la Mouette enragée organisait une soirée débat autour d'un documentaire de Richard Prost : Au Pays d'Usinor. Ce documentaire tourné en 1984 relate une expérience de lutte ouvrière dans le secteur de la sidérurgie. Il évoque une partie de l'histoire du Syndicat de Lutte des Travailleurs (SLT) à Usinor Dunkerque alors que vient de se produire un grave accident à l'aciérie. Il paraissait églement important de faire connaître ce film interdit à deux reprises (1985 et 1986) au festival " Cinéma et Monde Ouvrier " de Saint-Nazaire.
Revenir sur cette expérience bientôt vieille de 30 ans avait pour nous un intérêt multiple.

Un intérêt historique, certes, celui d'un retour sur une expérience de combat ouvrier mené contre la restructuration d'un pan stratégique de l'industrie à un moment où la gauche est au pouvoir et les centrales syndicales soumises à la volonté moderniste de l’État.
Une histoire qui nous parle encore aujourd'hui car si dans la sidérurgie les restructurations sont achevées, nous traversons actuellement une période de réorganisation qui frappe d'autres secteurs : les transports, l'énergie, les communications... ces restructurations produisent les mêmes effets sur les travailleurs : licenciements, intensification du travail, nouvelles techniques de contrôle et de gestion de la main d’œuvre, maladies, suicides, etc.
Mais avant tout, ce court métrage est à notre connaissance un des rares documents témoignant d'une démarche ouvrière autonome et collective dans la région, au moment où ailleurs d'autres empruntaient des chemins identiques : le SDB à la BNP, le Comité 79/84 à Longwy, le SAT à la Poste, le SNPIT à Air Inter.
Aujourd'hui, l'intégration des centrales syndicales à l'appareil d’État est achevée et s'illustre dans la série de « démobilisations » et défaites sciemment orchestrées ces dernières années. Pour autant, l'exigence qu'exprime les travailleurs d'organiser et contrôler leurs luttes par et pour eux-mêmes n'a pas disparu. Elle n'a cessé de prendre des formes changeantes : depuis les Coordina-tions des années 80, aux Assemblées Générales syndicales de base de 1995, en passant par les Assemblées Interprofessionnelles ou les AG de villes de 2003, les comités locaux de lutte contre le CPE, etc.

Les débats ayant suivi la projection ont d'ailleurs rebondi sur certains de ces points. En effet, ont été évoqués différentes luttes qui se sont produites notamment à l'automne 2010 contre la réforme des retraites, mais également le besoin pour les travailleurs d'un espace de discussion où échanger sur les conditions de travail.

Coup de projo sur une lutte ouvrière et le débat publique qui s’en suivit.

Suite à la projection du film, une discussion s'est engagée entre les personnes venues assister à la soirée et les camarades du SLT. Trois grandes thématiques sont ressorties de ces échanges : un patronat avide de bénéfice au mépris de la vie ; des syndicats et parfois des ouvriers jaunes1 préférant leur intérêt personnel à la sécurité de chacun ; un manque croissant de communication entre les ouvriers d'une même usine et, par là même, entre les salariés.

Patrons meurtriers : 210 morts à Usinor depuis l'ouverture

Face à une direction qui laisse mourir ses salariés en ne leur permettant pas d'exercer en toute sécurité, le SLT s'est créé et a agi à chaque manquement entraînant des drames. Ce sont ainsi 210 ouvriers qui sont morts à Usinor depuis son ouverture.
Personne ne bouge quand un ouvrier meurt ou se blesse sur son lieu de travail, mais quand le patron est séquestré ; haro sur les terroristes !
Ce sont eux les terroristes : patrons, juges aux ordres, inspecteurs du travail conciliants. Lorsqu'un de ces derniers avait l'heur de s'intéresser aux conditions de travail des ouvriers "il ne tenait pas plus d'un an ou deux" souligne un des camarades du SLT.
Aujourd'hui peu de choses ont changé. A cette différence près que maintenant les boulots les plus dangereux sont effectués par des sous-traitants. Ainsi, Mittal a beau jeu de dire qu'il n'y a pas de mortalité dans l'entreprise : on ne compte pas bien sûr les morts dans l'ambulance. Même pour ceux qui meurent sur place, certains ne sont pas comptés car ne faisant pas partie des ouvriers Mittal. D'ailleurs les entreprises extérieures comptabilisant trop d'accidents ne peuvent plus avoir de contrat avec Mittal ; elles cachent donc les accidents.
Pour le SLT un travailleur est un travailleur qu'il soit de l'entreprise ou non. Alors forcément les chiffres diffèrent.


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Quand 2 morts peuvent valoir une légion d'honneur

Encore un exemple du rôle tenu par la justice lorsqu'il s'agit de condamner des patrons meurtriers. Dans le film, deux décès sont évoqués suite à la suppression d'un pont à la coulée continue. Le SLT intente alors des poursuites au pénal contre Marcus, directeur des aciéries de Solac à l'époque. Il est alors condamné à 5 000 Fr d'amende et de la prison avec sursis.
Les suites d'un autre procès sont encore plus édifiantes sur cette connivence de fait entre justice et patronat. Après 13 années de procédure suite à un nouveau décès dans l'entreprise, le même Marcus est condamné à 6 mois de prison avec sursis. Il propose alors à la famille de retirer sa plainte contre une grosse somme d'argent. En effet, cet honnête homme n'aurait pas pu en cas de récidive recevoir sa légion d'honneur !!!

Des syndicats et des travailleurs à la botte des patrons

De tout temps il y a eu des jaunes dans toutes les boîtes ; c'est pas nouveau ! Mais cet état de fait s'est accentué depuis que l'outil d’organisation des travailleurs, le seul légal, à savoir le syndicat sert la cause des patrons.
La culture de la lutte a beaucoup changé. On l'a vu notamment en 81. Avec l'arrivée de Mitterrand au pouvoir, les syndicats se sont tous tus et surtout la CGT. On ne pouvait plus se battre contre un gouvernement dans lequel les camarades communistes pointaient. Et puis les patrons y ont mis leur graine : divisons les ouvriers pour mieux régner, faisons leur croire qu'ils participent réellement à la réussite de l'entreprise. Ainsi ils ne lutteront plus contre l'entreprise dont ils ont l'impression d'être eux-même les entrepreneurs. C'est ce qu'a mis en place Mittal : des réunions dans des hôtels 5 étoiles avec des bourreurs de crânes canadiens présents pour diviser les travailleurs en passant par les cercles de qualités, leur dernière invention est la PEP petite entreprise personnelle que chaque travailleur peut développer pour participer à la grande entreprise. Foutaise que toutes ces inventions patronales qui n'ont que pour but d'éloigner les travailleurs de la lutte quotidienne : pour l'amélioration de leurs conditions de travail et contre la main mise des patrons sur les revenus de leur production.
Et les syndicats dans tout ça ? Même si la CGT ne peut plus utiliser les mêmes excuses qu'en 81 (la présence du PC au gouvernement) qui améliorera la condition des travailleurs ; il y a bien longtemps qu'elle n'est plus là pour défendre les travailleurs face aux requins navigant dans les eaux troubles de la bourse. Pour exemple la réaction de celle-ci lors de la reprise à Gandrange d'Arcelor par Mittal : « après tout Mittal c'est pas si mal que ça ». Comme le dit le camarade du SLT : « T'as perdu quand t'en es là ! ». Car il ne faut pas se leurrer Mittal reste en France pour l'instant car il peut bénéficier des aides de l'état lors de chômage technique partiel sans avoir à débourser un centime pour les impôts puisque le siège social est au Luxembourg. Mais lorsque la situation ne lui sera plus favorable, il n'hésitera pas à mettre les voiles pour retrouver ailleurs des coûts de production moindres.

On nous cache tout, on s'dit plus rien

La presse bourgeoise depuis longtemps propriété des patrons ne parle des actions des travailleurs qu'en les présentant comme de dangereux terroristes prêts à tout pour garder leur gagne pain quitte à détruire, polluer, séquestrer, etc. Ou alors ils sont décrits comme des inconscients prenant en otage les gentils travailleurs qui n'ont rien demandé et qui veulent tant aller travailler. Bref les travailleurs en grève sont une engence qu'il faut empêcher de nuire et patronat et gouvernement ont tout a fait raison de faire en sorte que le droit de grève soit rogné.
C'est avec cet état de fait en tête que le SLT a attaqué les patrons de Mittal au pénal ; pour faire de la publicité sur ce que les médias nous cachent habituellement. Et oui, travailler tue !
Néanmoins, cela peut aussi être un avantage de ne pas passer dans la presse de son maître.
Mais bien plus grave que la désinformation ambiante, il y a le manque total de communication qui semble gagner tous les travailleurs. Le patronat n'est d'ailleurs pas innocent dans ce manque de communication. Un bel exemple encore une fois mis en place à Arcelor Mittal : les grands réfectoires qui permettaient autrefois de prendre le repas ensemble et de discuter ont tout simplement disparu. Sont venues les remplacer des petites cuisines de 6 places environ empêchant toute discussion de groupe.
Autre exemple : les prises de poste perlées monnaie courante dans de nombreuses boîtes. Personne ne commence à la même heure, donc les pauses ne sont pas prises ensemble (quand elles peuvent être prises) et fins de poste échelonnés pour tout le monde. Impossible dans ces conditions de discuter entre collègues.
Le problème va bien au-delà de l'entreprise, on ne discute plus entre travailleurs. Il n'y a plus de lieu de discussion à l'intérieur ou en dehors de l'entreprise qui permettrait a minima de se tenir au courant les uns les autres et pourquoi pas de mettre en place des stratégies de lutte contre le patronat et les gouvernants qui les soutiennent.

De là à dire que recréer des lieux de discussions ouvertes non phagocytés par les syndicats mais bel et bien entre les mains des travailleurs serait une partie de la solution, hé bien oui ! Se parler, échanger, se rencontrer n'est-ce pas déjà un premier pas vers la lutte contre ces “ patrons ripoux “, comme le proposent certains intervenants. N'hésitons pas à nous rejoindre et à discuter dès que cela est possible ; n'attendons pas les appels des syndicats pour nous réunir dans la rue. Car ces ballades ne sont bien souvent pas des lieux d'échange. Utilisons l'espace public comme nous l'entendons, pas besoin pour cela des centrales ou d'une quelconque autorisation.

1 - On entend par « jaune » les syndicats et travailleurs qui avant de penser à aider, soutenir, défendre, etc. leurs collègues réfléchissent à comment plaire aux patrons pour en tirer des avantages divers.

 


 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:55

 

 

capitalisme SyndicalismeCORALE. Ed. Spartacus.

 

Titre agressif ; signature collective d’un groupe de militants révolutionnaires, jusqu’alors militants syndicalistes résolus et actifs, qui tentent de tirer les leçons de leur expérience. Partant du constat que le syndicat ajoute à l’aliénation des salariés par leur soumission au pouvoir patronal, un deuxième niveau, celui de la subordination aux intérêts de l’organisation syndicale, leur critique ne porte pas seulement sur le comportement de telle ou telle direction syndicale, ou sur le caractère nécessairement réformiste du syndicalisme, mais sur le rôle dévolu au syndicat dans le système capitaliste : « Un rouage indispensable à l’État, qui l’inventerait s’il n’existait déjà. » Mais Corale ne fait pas que dénoncer ; il n’ignore pas les débats anciens et ardus qui ont traversé jusqu’au syndicalisme révolutionnaire lui-même. C’est pourquoi il donne les bases de sa réflexion, autant à travers une présentation détaillée du fonctionnement du syndicat, de la réalité de l’action des représentants du personnel, qu’à travers l’évolution du syndicalisme en France. Et il nous livre les discussions entre les membres du groupe qui ont abouti à la rédaction de ce livre, discussions qui restent d’actualité pour tous ceux qui ne peuvent rester passifs sur leurs lieux de travail.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 09:35

Les « émeutes » de Londres ont été l’occasion pour le gouvernement anglais de tester et élargir son système répressif. De nombreuses personnes, impliquées ou non ont fait l’objet d’arrestations arbitraires et se sont retrouvées rapidement dans des geôles déjà surchargées.

Prenons l’exemple très concret de Pete Simpson, un militant anglais qui, au début des révoltes urbaines ne se trouvait pas au Royaume Uni. Il décide, au vu des événements de rentrer à Londres pour voir ce qu’il s’y passe. N’étant pas d’accord avec le pillage des très petits commerçants (dont certain se trouvaient eux aussi dans la rue), il préfère ne pas se mêler aux révoltés, juste rester en observateur. Le lendemain d’une nuit très agitée dans les rues de Peckham, il s’en va avec un ami chercher de quoi manger. Il se retrouve dans un quartier plutôt calme situé à 4-5 km de Peckham, occupé par les policiers. Quelques uns d’entre eux considérant que ce binôme pouvait être un groupe suspect décide d’aller le contrôler. Lors de la fouille, ils ne découvriront dans les sacs que des produits alimentaires récupérés dans les poubelles du quartier quelques minutes avant et, dans celui de Pete, un cutter qu’il avait oublié. La détention de ce cutter sera le prétexte pour placer Pete deux nuits en garde-a-vue au commissariat de Camberwell. Ce dangereux militant sera ensuite enfermé dans une des minuscules cellules de la prison de Brixton. Les ordres avaient été donné de garder en détention l’ensemble des personnes arrêtées durant la période des émeutes et pouvant probablement être impliquées dans ces « désordres ». Ainsi, ses deux premières demandes de libération sous caution furent refusées, la troisième fut acceptée fin septembre, après presque deux mois à croupir en prison. Pete est aujourd’hui assigné à résidence chez sa famille dans le Yorkshire et attend son procès qui aura lieu en Décembre.

Pete a la chance d’avoir un bon avocat et de part ses nombreux camarades, connaissances et amis, a eu la chance d’être soutenu psychologiquement dès le premier jour de son séjour en prison. En effet, il a reçu de nombreuses cartes de soutien provenant de nombreux militants d’Europe, ce qui lui a permis de tenir durant ces longues semaines d’enfermement.

 

N’oublions pas que d’autres anonymes n’ont pas cette « chance » et sont encore enfermés, probablement sans aucun soutien dans les nombreuses et immondes prisons de Grande-Bretagne.

Pete est une victime parmi d’autres des lois liberticides et du système répressif accru qui sévit en Angleterre depuis quelques années et qui est constamment renforcé (comme dans l’ensemble de l’Europe), l’approche des jeux Olympique n’améliorant rien !


Soyons solidaires avec les enfermés !

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 18:28

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Extrait du film

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 22:34

 

    Il y a quelques jours nous apprenions le décès de Charlie Bauer, combattant de la vie qui a désormais rejoint “une prison dont on ne s'échappe pas”.

 

    Charlie, né en 1943, connu principalement pour avoir milité contre les QHS (Quartiers de Haute Sécurité) et ami de Mesrine, devient très tôt membre des “Jeunesses Communistes” dans les années 50. Il mettra un terme à sa relation avec le parti quand celui-ci votera pour les crédits militaires afin de mener une guerre coloniale en Algérie.

 

    Gosse de Marseille, il glissa rapidement vers la “menue délinquance”. A peine majeur, adepte de “la propagande par le fait”, il attaquera des trains, des bijouteries, des banques etc pour, entre autres, redistribuer de la marchandise aux gens dans la dèche des quartiers Nord de Marseille. Sa devise : attaque et expropriation. En bref, son parcours n'est pas fait pour rassurer les bourgeois! Une jeunesse de casseur à main armée dont il paiera chère la note. En 1962 commencent les séjours en détention qui le priveront de 25 ans de liberté, dont 9 dans les QHS.

 

      C'est pendant ces années carcérales qu'il fait du sport, entreprend des études, passe deux licences en philosophie et psychologie, devient titulaire d’un doctorat d’anthropologie sociale, se révolte contre chaque oppression, tente de s'évader à chaque occasion. En liberté conditionnelle il monte des coups avec Jacques Mesrine, ensemble ils braquent des banques et militent contre les conditions d’enfermement, notamment celles des QHS.

     

     Dans son dernier ouvrage il écrit : “Avec 80% de récidives, les prisons n’assurent pas leur rôle de régulateur social, elle n’est pas seulement une privation de liberté, c’est l’éradication de l’individu”.

 

      La conduite de vie de Charlie Bauer Ètait entièrement vouée à la lutte. Sa philosophie se résumait à une phrase de Victor Hugo : “Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent”.

 

 


 
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 17:03

150x150.png En cette période où la légitimité des gouvernants est contestée en Europe, en Méditerranée et au delà, la répression demeure in fine la réplique des Etats aux revendications populaires. L’offensive à laquelle se livrent les capitalistes depuis trois décennies sur l’ensemble des champs sociaux : travail, formation, aménagement du territoire, etc... entraîne ces derniers temps une remontée des luttes partout dans le monde. En France, le personnel politique de gauche comme de droite anticipe et accompagne ce retour -fantasmé ou réel- de la contestation en renforçant continuellement l’arsenal répressif. A chaque poussée sociale pleuvent procès et condamnations bornés par une foisonnante législation d’exception et autres lois dites “Anti-Terroristes”. La construction d’un ennemi de l’intérieur : la figure du jeune, politisé et actif dans les luttes affublé du grotesque épithète “d’anarcho-autonome” achève de dévoiler la stratégie que poursuit le pouvoir dans le combat qu’il mène contre les intérêts des prolétaires : travailleurs en activité ou pas, immigrés, jeunes ...

Si ces manoeuvres ne trompent personne, pour autant elles ne doivent pas nous laisser isolés et donc désarmés face à cette machine à broyer lorsqu’elle se présente sous son aspect policier et/ou judiciaire. La question de la répression et la réponse que l’on se doit d’y apporter est donc essentielle pour celles et ceux qui luttent. Elle passe en premier lieu par l’expression d’une solidarité active et concrète : faire circuler l’information, les textes et les outils, les adresses utiles qui permettent de faire face, de trouver des appuis, des conseils, d’organiser le soutien, de l’élargir, de mobiliser et peser le moment venu en posant politiquement les problèmes... Tout cela repose sur la capacité dont nous disposons à nous organiser localement et à mettre en lien les acteurs de cette solidarité.   

Une problématique particulièrement d’actualité et qui mériterait d’être débattue sur le littoral dans le contexte des procès en série qui frappent les militant-es solidaires des sans papiers sur le  Calaisis...

 

La Mouette Enragée le 9/08/11.

 

A noter dès maintenant, deux appels à la mobilisation lancés pour le mois de septembre à Lille puis à Boulogne-sur-mer.

 


Alors que la rentrée de 2010 avait commencé de manière sportive avec des nombreux rassemblements de citoyens pour défendre leur retraite ou dire non aux renvois arbitraires des communautés roms, la rentrée 2011 s’annonce beaucoup moins festive avec pas moins de 2 procès en 2 jours, à Lille puis à Boulogne sur mer,

 

Le premier à lieu le 6 septembre 2011 à 14 heures au TGI de Lille. Julien, un militant du mouvement contre la réforme des retraites est envoyé au tribunal par la SNCF qui lui réclame pas moins de 45000 € pour avoir participé au blocage des voies de la gare Lille Flandres le 18 octobre 2010. Cette procédure grossière vise clairement ce camarade très actif dans la région lilloise alors que le blocage était organisé par 70 citoyens refusant l’avenir professionnel que nous propose l’état capitaliste. La SNCF s’était déjà illustrée dans sa collaboration avec les nazis en 39. Elle brille aussi dans sa collaboration avec le ministère de l’immigration en dénonçant à la PAF les sans-papiers présent dans ses wagons ! La SNCF  peut aujourd’hui être fière d’être l’entreprise publique de la répression des mouvements sociaux.

 

Le second procès à lieu le 8 septembre 2011 à 13h30 au TGI de Boulogne-sur-mer et verra comparaître Lauren et Lauren, deux citoyennes britanniques qui elles aussi ont été clairement visées lors de leur arrestation le 2 juillet 2011. En effet, ce jour-là une trentaine de militants No Border avaient bloqué le centre de rétention de Coquelles pendant une partie de la matinée afin de dénoncer l’enfermement des sans-papiers, la militarisation des frontières ainsi que la prolifération de ces prisons pour étrangers. Connues des services de la PAF Coquelles pour avoir été forcées d’en visiter les cellules quelques mois précédant l’action, seules ces deux activistes furent choisie dans le groupe. Au cours de leur garde à vue, elles refusèrent toutes deux de se soumettre au prélèvement des empreintes digitales comme elles l’avaient déjà fait lors de leur première interpellation (ce qui les avait entre autre déjà emmenées devant le TGI de Boulogne le 12 juillet dernier). Le fichage des militants et plus généralement des populations gênantes est systématique, récurant et honteux ! Ce procès sera l’occasion pour nous de dénoncer une nouvelle fois ces méthodes de fichage des populations avec ou sans papier.

 

Nous, militants No Border, vous invitons à venir soutenir Julien, Lauren et Lauren contre la répression d’état qui frappe toutes les branches des classes modestes.

 

Rendez vous :

-        à Lille le 6 Septembre 2011 à 11h devant la direction générale de la

SNCF (33 avenue Charles St Venant) pour une manifestation jusqu’au

tribunal. Un rassemblement se tiendra ensuite devant le tribunal, de 13h45

jusqu'à la sortie du camarade inculpé.

-        à Boulogne sur mer le 8 Septembre 2011 à 13h place de la  Résistance en

face du TGI pour accompagner et soutenir nos deux camarades dans la lutte

contre la répression et le fichage des populations.

 

 

Legal team No Border Calais

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 08:59

 

gr-ve des mineurs anglaisHenri Simon.Ed. Spartacus/Acratie.

 

"Aux Falklands, nous avons eu à combattre l'ennemi du dehors. Maintenant c'est l'ennemi de l'intérieur et c'est beaucoup plus difficile à combattre; mais c'est tout aussi dangereux pour la liberté." Au plus fort de la grève des mineurs, le 19 juillet 1984, Margaret Thatcher, premier ministre du gouvernement conservateur, appelait à l'unité nationale pour défendre la patrie menacée par l'action des prolétaires. Ce faisant, elle résumait bien l'implacable combat de classe qui se livrait en Grande-Bretagne. Ce n'était pourtant qu'un épisode d'une lutte entre les forces du capital et ce que nous considérons comme le mouvement autonome des travailleurs dans ce pays, une lutte qui se poursuit, sous des formes diverses et renouvelées, depuis des décennies.

 

La violence des affrontements au cours des douze mois de grève est encore dans les mémoires. Mais les formes spécifiques dans le quotidien des organisations de survie et de lutte, leur lien avec les formes originales de la lutte de classe autonome en Grande-Bretagne, tout cela est resta, pratiquement ignoré. C'est précisément ce ce que nous avons voulu dégager de la complexité des situations. Après 9 mois de grève, une femme de mineur du Pays de Galles clamait la volonté de continuer la grève envers et contre tout : "Tu peux être sûr que nous nous battrons jusqu'au bout, jusqu'à la dernière extrémité (TO THE BITTER END comme nous l'avons repris dans le titre du livre). Thatcher avaît une réponse: elle livrait bien une bataille de classe dans laquelle, par la forme déterminée de leur action, des prolétaires se mouvaient au delà de la grève elle même, au delà de leur condition même de prolétaires.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 08:44
   

Le 12 juillet 2011, trois de nos camarades comparaissaient pour des accusations grotesques d'occupation illégale, rébellion en réunion et refus de prise d'empreintes.

 

Courant Avril, alors qu'ils étaient en pleine activité pacifiste de Cop-Watching, nos trois amis avaient été arrêtés dans le principale squat de sans papiers et demandeurs d'asile du Calaisis. Ce raid policier intervenant quelques jours après la publication sur les sites de rue89 et des inrocks de vidéos présentant ces même agents de la PAF agir de manière peu déontologique. Ceux-ci n'ont pas caché leur volonté de se faire justice eux même : immobilisation violente, coups et noms d'oiseaux volèrent une fois de plus ce jour la!

 

Le système judiciaire français étant adapté pour protéger et légaliser au maximum les violences d'état, se défendre face à des déclarations mensongères de policiers assermentés n'est pas chose facile.

 Tribunal.jpg   

Convoqué à 8h30, il fallut cependant attendre jusqu'à 13h pour entendre le président énoncer les faits reprochés et donner la version des nombreux policiers ayant soumis de faux témoignages pour l'occasion. Ni les parties civiles (Fréderique Gourdin et Gael Bertaux), ni les 4 témoins policiers trouvés pour l'occasion n'ont pensé opportun de venir s'expliquer de vive voix devant la cour! Avaient-ils peur de se retrouver face aux prévenus sans pouvoir utiliser les tonfas ou les lacrymogènes, ou bien peur de voir démonter leurs versions des faits en direct par notre avocate? Après avoir écouté les réquisitions du procureur qui pour la globalité des faits demandait 3 mois de sursis pour chacun, maître Marie Hélène Calonne a su relever les nombreuses incohérences des déclarations des policiers, mettre en avant la légitimité de l'action pacifique des activistes, véritables grains de sables dans le système répressif, et lier ce procès à la diffusion des vidéos et à la saisine du défenseur des droits de l'Homme sur les violences policières à Calais.

  Sans-titre-14.jpg  

Le délibéré tomba à 16h en présence de la trentaine de militants restés toute la journée pour soutenir nos camarades. Les trois sont relaxés pour les faits de violences et d'occupation illégale et sont reconnus coupables mais sans peine pour le refus de prise d'empreintes. Le jugement pour les dernières charges ajoutées à la hâte contre deux des trois prévenus lors de l'action contre le CRA de Coquelle quelques jours auparavant (refus de se soumettre à un contrôle d'identité) est reporté au 8 septembre a 13h30.

 

Ce résultat est évidemment une victoire pour notre mouvement et achève une série de comparutions ridicules. Pour rappel, le 23 juin une militante a été relaxée pour des faits similaires de violence contre agent de la PAF, ce même jour trois de nos amis demandeurs d'asiles soudanais ont eu aussi été relaxés pour des accusations d'occupations illégales et le 29 juin une autre militante a été condamnée à 500€ d'amende ( +1€ symbolique pour l'honneur du policier) pour outrage.

 

Prochain rendez-vous au TGI de Boulogne, jeudi 8 septembre à 13h30!

 

Ni la répression,ni les intimidations ne feront plier notre détermination. Nous continuerons à surveiller et dénoncer les méthodes ultra-répressives de la police envers les exilés et à lutter pour la liberté de circulation et d'installation, la fermeture des centres de rétention et la fin des expulsions.

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  • : Ce blog est issu d'un groupe de militants originaires de Boulogne sur mer (62) qui se réclament du communisme libertaire. A l'origine, la Mouette Enragée est un journal local qui relaye les luttes politiques mais aussi propose des analyses sur des luttes sociales ou des problématiques locales. Avec ce blog, nous proposons de partager nos réflexions passées et présentes pour ainsi mieux envisager les perspectives de lutte efficace et organisée par la base, c'est à dire les travailleurs eux-mêmes
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Nous nous définissons comme Communistes-Anarchistes parce que:

 

- Nous rejetons tous les systèmes économiques, toutes les institutions politiques, étatiques ou privées qui se fondent sur l'exploitation de l'homme par l'homme, sur l'autorité et la hiérarchie.

- Nous avons toujours lutté, à la fois contre toutes les formes de Capitalisme d’État qui se dissimulaient ou se dissimulent encore sous les noms de Marxisme-Léninisme, Bolchevisme, Stalinisme, Etats-ouviers, etc... , et contre les Capitalismes Libéraux avec leur cortège de gaspillage et de consommation effrénés. Il s'agit pour nous, des deux faces de la même médaille.

- Nous considérons que, partout dans le monde, les inégalités sociales, la loi du profit et du plus fort conduisent à une société de plus en plus déséquilibrée, polluée, inhumaine et sont directement responsables du racisme, du crétinisme passif, de la corruption financière et politique.

- Nous sommes pour l'auto-organisation sur une base de classe , des travailleurs, des habitants, des consommateurs dans les formes qu'il leur convient de se donner, pourvu qu'elles ne reproduisent pas, comme les mafias politiques de Droite comme de Gauche ou les bureaucraties syndicales, les tares que nous dénonçons plus haut.

- Nous sommes pour une Démocratie Directe qui correspondrait aux besoins authentiques des individus sans distinction de sexe ou de nationalité, et non plus au profit des marchands et des publicitaires, des bureaucrates et des notables.

- Nous pensons que le capitalisme ne s’ effondrera pas de lui même et qu’une révolution sociale et mondiale demeure la condition indispensable de son dépassement.

- Nous pensons que c’est au cœur même des luttes et des mouvements sociaux que s’élaborent les formes nouvelles de rapports sociaux et donc que c’est au sein de ces mouvements qu’il faut lutter.

- Nous n'appelons donc personne à nous "suivre'' aveuglément, et ne recherchons aucun pouvoir pour nous mêmes, mais souhaitons œuvrer avec tous ceux et toutes celles qui veulent changer radicalement cette société en prenant dès aujourd'hui leur destinée en main.

Fortunes de mer

 

Clich- 2010-06-10 22-02-51

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