Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 18:35

 

     Les pêcheurs regroupés au sein de la coopérative maritime Logicoop pratiquent depuis 2009 la vente directe de leur pêche sur le quai du port de Saint-Jean-de-Luz. Cette démarche permet à une dizaine d’équipages de vivre de leur activité mais ce n’est pas du goût de tout le monde et notamment de la Chambre de Commerce et d’Industrie qui souhaite voir la coopérative cesser son activité. La coopérative qui aide à la permanence d'une pêche artisanale sur la côte basque a depuis établi des liens avec des groupes de consommateurs de l'intérieur du Pays Basque pour des livraisons de colis de poissons dans les bourgs éloignés de la côte. 

 

port-de-saint-jean-de-luz.jpg

 

    “Le principe, directement inspiré de ce qui se pratique dans l'agriculture avec les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap), a d'abord une visée économique mais a également pour but de valoriser des espèces de poissons moins demandées à la criée ou en poissonnerie, mais ayant des qualités gustatives comparables aux poissons dits nobles : maquereau, sardine, chinchard, mais aussi dorade ...”

 

Pour plus d'informations, voir : regard sur la pêche et l’aquaculture. http://aquaculture-aquablog.blogspot.com/2010/03/logicoop-persiste-et-signe-dans-la.html

 

ou http://www.logicoop-ciboure.com/
Logicoop, B.P. 315   64500 Ciboure

logicoop@wanadoo.fr

 

Boulogne-sur-mer. Avril 2011.

Repost 0
Published by La Mouette Enragée - dans Pêche
commenter cet article
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:01

 

Image SLT-Usinor.

 

Quelles formes et quels contenus pour la lutte de classe aujourd’hui ?

 

Régulièrement, universitaires, journalistes et autres “spécialistes” se donnent le petit doigt afin de nous persuader que dans nos sociétés démocratiques et libérales, la lutte entre les classes n’a plus cours. Selon eux, quelques formes de conflictualité perdurent ça et là mais tout au plus de manière résiduelle, comme les derniers soubresauts d’un archaïsme que la post-modernité achèvera de dissoudre.

D’ailleurs, pour qu’il y ait lutte, ne faut-il pas que deux acteurs s’affrontent ? Et nos experts d’achever leur démonstration en concluant à la disparition pure et simple de l’un des protagonistes et non du moindre : la classe ouvrière. Naturellement, nous savons qu’il n’en n’est rien puisqu’à l’heure actuelle six millions d’ouvriers hantent toujours le ports, les usines, les chantiers, les voies ferrées... Les restructurations industrielles ont certes modifié l’organisation du travail et la composition de la classe mais elles ont d’abord servi à imposer à l’ensemble des travailleurs de chaque secteur des conditions d’exploitation combinant : précarité, flexibilité et bas salaires. En fait de disparition des classes, on assiste à la prolétarisation rampante de l’ensemble du salariat. La vraie fausse classe moyenne, la préférée des faiseurs d’opinion en est aujourd’hui pour ses frais.

 

Nous, travailleurs, chômeurs, précaires, lycéens ou étudiants qui régulièrement nous retrouvons dans la lutte ne doutons pas de l’existence d’une communauté d’intérêts que nous opposons à celle des patrons et de l’Etat réunis. Mais la longue suite de reculs et de défaites que nous essuyons depuis plusieurs années nous invitent aujourd’hui à réfléchir sur les stratégies qui nous y ont conduit à plusieurs reprises. Nous savons que bientôt d’autres rendez-vous nous attendent et que “la crise” qui n’est en fait que le mode de régulation sociale qu’impose le capital dans la période aiguise les contradictions. Mais alors, quelle voie emprunter afin d’éviter les chausse-trappes d’un syndicalisme définitivement intégré à l’appareil d’Etat ou du mythe historiquement funeste pour les travailleurs d’un retour d’une majorité de gauche au pouvoir.

 

Nous n’avons pas de réponse définitive à apporter mais nous avons le fruit d’expériences partagées avec d’autres à soumettre à la discussion. Pour cela il nous a semblé intéressant d’introduire le débat par la projection d’un film qui retrace une expérience de lutte originale et régionale, celle des ouvriers d’Usinor-Dunkerque organisés au sein d’un syndicat qu’ils eux même crée dans ce but : le Syndicat de Lutte des Travailleurs d’Usinor Dunkerque.

 

 

Au pays d’Usinor.

 

Au Pays d’Usinor. Réalisateur, Richard Prost. 1983. 20 minutes.

 

Au pays d’Usinor raconte une partie de l’histoire du SLT, Syndicat de Lutte des Travailleurs, à l’usine sidérurgique d’Usinor Dunkerque. En 1983 un grave accident a lieu à la coulée continue, à l’aciérie. Pourtant le syndicat avait mis en garde la direction contre la modification des podiums où se trouvent les ouvriers pendant leur travail.

La plupart des militants provenaient de sections CFDT et furent exclus en 1979 pour cause de combativité excessive. Ils quittèrent plus tard la CGT n’arrivant toujours pas à faire entendre leurs voix.

Au moment de l’arrivée de la gauche au pouvoir, il n’est pas bon de s’opposer aux grandes centrales syndicales et de parler du SLT. Le film fut interdit de diffusion au Festival « Cinéma et monde ouvrier » à Saint Nazaire en 1985 et 1986.

Au Pays d’Usinor a été tourné grâce à l’Ecole Nationale Louis Lumière, puis il a été monté et terminé par la production aujourd’hui disparue Les Films des Millaudes. Il sort en salles en 1984 pendant trois semaines en avant programme du film d’Arthur Mac Caig « Euskadi Hors d’Etat ».

 

Lieux et dates de la projection et du débat seront bientôt communiqués publiquement. En attendant, vous pouvez vous en informer à l’adresse électronique de la mouette : la mouette.enragee@wanadoo.fr mouette.enragee@wanadoo.fr

 

Extrait


Repost 0
Published by la mouette enragée - dans Dans vos agendas
commenter cet article
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 14:00

 

 

couv-CA.jpgCliquez pour une présentation de ce numéro spécial éducation

   L’histoire de l’éducation et de l’école, c’est une suite sans fin de tentatives pour faire passer les codes et les messages dont les nouvelles formes de pouvoir ont besoin, tout en faisant croire qu’ils ont une valeur universelle. L’éducation de masse fut mise en place à la fin du XIXe siècle pour contribuer à la paix sociale en évitant les conflits de classe et en « civilisant  » le peuple des villes, perçu comme un danger, et celui des campagnes, vu encore alors comme l’une des figures marquantes des Lumières, Voltaire, le considérait comme: « Des rustres vivant dans des cabanes avec leurs femelles et quelques animaux (...), parlant un jargon qu’on n’entend pas dans les villes.  »

    L’école s’est construite en niant les cultures populaires au nom de la citoyenneté et de la nation, et elle continue de le faire à travers toutes les réformes que le Capital réclame. Instrument de domination, donc, c’est certain !

    Le mouvement ouvrier est né à la même époque et, sans qu’il y ait la moindre filiation entre lui et l’institution scolaire, il a donné naissance à des courants qui ont œuvré à saper la domination pour promouvoir l’émancipation à travers de multiples expériences dans et en dehors de l’école de la République. Cela dure encore. Et comme les institutions à 100 % totalitaires n’existent pas plus que celles qui seraient à 100 % émancipatrices, on peut avoir la certitude qu’une certaine schizophrénie se perpétuera.

     Mais c’est précisément au cœur de cette ambiguïté que les questions de la transmission des connaissances et du savoir-être progresseront, avec la mise à l’écart de cette idée saugrenue (qui servit de conducteur aux idéologies dites progressistes) selon laquelle éduquer serait « éclairer le peuple par le haut ».

     Enterrons aussi définitivement l’idée qu’une élévation du niveau scolaire rendrait les êtres humains… plus humains. Combien d’intellectuels, de savants, de médecins furent les supports du nazisme, servirent avec zèle le régime de Staline ou celui de Mao et de tant d’autres dictatures ? Ni Dieu ni maître d’école, il n’est pas de sauveur suprême !

Pour toute Commande :

40 pages, 4 euros (port compris)

EGREGORE – BP 1213 – 51058 Reims cedex
Chèque à l’ordre de La Galère.

Repost 0
Published by La Mouette Enragée - dans Education
commenter cet article
19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 22:27

petit-chefLes cadres de l’éducation nationale - le corps des inspecteurs - tentent de garantir sur le terrain l’application de réformes gouvernementales qui peinent à s’imposer. Après plusieurs décennies de prêche pédagogiste, la base sociale de la direction s’est depuis peu convertie aux nouvelles vérités libérales. Une mue apparemment indolore puisque négociée aux meilleures conditions entre le sien-UNSA et l’Etat. En passant peu ou prou sous le contrôle direct des recteurs d’académie, l’encadrement décuple le poids d’une hiérarchie qui recoure sans détour à l’arbitraire et à l’autoritarisme afin d’imposer des méthodes de gestion d’entreprise au sein du secteur.



Depuis mai 2009, une circulaire a redéfini les lignes à partir desquelles les enseignants du premier degré seront désormais évalués. La mission des inspecteurs de circonscription repose dorénavant sur deux priorités : “le pilotage pédagogique” et le “management du personnel”. Le pivot de cette nouvelle orientation, “le socle commun de compétences” se présente sous la forme d’une liste de quelques aptitudes dressée par la commission européenne et que les élèves se doivent d’acquérir avant de quitter le collège. Ce viatique promis à la grande majorité d’entre eux, leur permettra d’évoluer à la demande du patronat dans un environnement de travail essentiellement précaire, flexible et ne requérant qu’un minimum de savoir faire concret.

C’est donc autour de ce “socle commun” que se polarisent maintenant l’ensemble des activités scolaires et professionnelles de l’école élémentaire. Les programmes de 2008, les binaires évaluations nationales des classes de CE1 et de CM2 et maintenant l’évaluation du personnel enseignant, tout converge dans une seule et même direction. Ce formatage du travail des enseignants et de l’activité des élèves a naturellement entraîné de vives réactions. Les plus visibles furent celles rendues publiques par les “désobéisseurs” en dehors de toute dynamique syndicale officielle: refus à la carte ou en bloc des programmes, des heures de soutien individualisé, de la déclaration préalable de grève, des évaluations nationales etc ... La hiérarchie a réagi immédiatement et de manière brutale sans pour autant parvenir à décourager ces enseignants frondeurs à qui les tribunaux administratifs semblent pour l’instant donner raison. Mais pour la grande majorité, la résistance se vit quotidiennement dans la passivité observée face aux injonctions. Quoi qu’on en dise, cette inertie constitue une force mais qui rapidement trouvera ses limites si elle ne déborde pas hors des murs des salles de classe afin de se donner un cadre collectif.

Pressions et clientélisme.

Entendons nous, l’autoritarisme et un certain penchant à la fatuité ont toujours entaché le costume des inspecteurs. La plupart des enseignants gardent en souvenir qui, des entretiens pour le moins croustillants, qui un rapport bricolé à coups de “copié-collé” et chez la plupart d’entre eux une méconnaissance manifeste, voir l’oubli de la réalité du métier ...

Avec la redéfinition de leur mission, l’observation de la pratique tend à disparaître au profit du contrôle des seuls résultats quantifiables : le taux de réussite de l’établissement aux évaluations nationales. Pour bien faire, la circulaire de 2009 énonce clairement que : “Les corps d’inspection ont le devoir (...) d’impulser et d’encourager les “bonnes pratiques“ ; la liberté pédagogique dont bénéficient, pour organiser leur enseignement les personnels enseignants ne sera pas le prétexte de pratiques qui font obstacle à l’acquisition des savoirs”. Sans pour cela se bercer d’illusions pédagogistes, il faut admettre que cette prescription annonce le retour de méthodes éculées, répétitives et mécaniques, d’un bachotage stupide aux finalités purement comptables. Car il faut les écouter ces cadres rabâcher à chacune de leurs interventions, sur le ton culpabilisant du moment, le coût qu’occasionne à la collectivité l’entretien d’un élève. Et aussitôt laisser entendre qu’en retour de résultats escomptés, ils pourraient plaider la cause des établissements et peut être sauver moyens et postes. Pour cela, chacun devra y mettre du sien et appliquer scrupuleusement les recommandations ministérielles : les programmes et rien que les programmes, une bonne dose de fichage et la traque des absentéistes. Actuellement de nombreux témoignages attestent de vagues d’inspections-sanctions. Dans l’intimité de l’entretien se susurrent les récriminations qui parfois prennent le tour de la menace et laissent certains collègues sidérés. Ainsi, avant même la création effective des établissements primaires autonomes, s’installe insidieusement un climat mêlant “chantage aux moyens” et clientélisme. Dans les faits, ce glissement traduit la fin annoncée du paritarisme et du mode de gestion du personnel qui s’y rattache. Les syndicats l’ont compris et assistent impuissants à leur relégation espérant sauver ce qui peut l’être pour eux, c’est à dire quelques bonnes places. Car jusqu’à nouvel ordre, il revient aux inspecteurs de conduire leurs “ interventions directes (...) comme un acte de gestion de la ressource humaine.”

Officiellement le salaire au mérite n’a pas cours. Dans les faits, il prend corps peu à peu avec le versement de primes spéciales aux seuls enseignants qui font passer les évaluations nationales. On le devine ensuite tapi sous les heures supplémentaires offertes aux volontaires qui encadrent les stages de remise à niveau durant les vacances scolaires. D’ailleurs, afin d’intimider les malveillants qui refusent de les proposer à leurs élèves, les inspecteurs n’hésitent pas à brandir les résultats des fumeuses évaluations nationales. Mais la chose pourrait bientôt prendre un tour plus tangible. Le ministre Chatel évoque depuis peu la création d’entretiens d’évaluation individuels réalisés par des personnes extérieures au secteur de l’enseignement. Qu’adviendrait-t-il alors du dévoué corps des inspecteurs ?

Quelle riposte ?

Malgré les oppositions résolues d’une partie de la base, le rapport de force apparaît aujourd’hui fortement dégradé. Les enseignants n’opposent aux attaques qu’ils subissent que les pauvres illusions qu’il continuent d’entretenir sur leur fonction en particulier et sur celle de l’école en général. Illusions lourdes de conséquences quand le fossé entre l’institution qu’ils prétendent défendre et la partie la plus prolétarisée de la société ne cesse de se creuser. La période impose de faire des choix, des choix collectifs qui portent la critique au coeur même du système d’ enseignement. Il est urgent d’ouvrir le débat et de mener l’action non pour la défense d’une école de la reproduction sociale, une école de classe grimée en “service public” mais contre elle. Reprendre la bagarre contre les petits chefs, reposer collectivement la question du refus de l’évaluation pourrait être parmi bien d’autres une de ces pistes.

Un travailleur de la reproduction sociale.

Boulogne-sur-mer, le 19/02/11.

Repost 0
Published by la mouette enragée - dans Education
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 22:45

 

Ce texte a été rédigé durant la période où ont menées les actions contre la nouvelle loi sur les retraites imposée par l’État. Depuis nous avons poursuivi la réflexion sur la nature de ce “mouvement”, le rôle qu’y ont joué les structures syndicales, la forme qu’ont pu revêtir certaines actions, etc ...

Un texte qui fait état de nos échanges sur la question sera publié dans le numéro à venir de la Mouette Enragée.

 

 

69000 1417173997608 1480370226 30838861 635580 n

 

    En ne débordant pas le périmètre délimité par les centrales syndicales : des journées de grève espacées combinées à des actions le plus souvent symboliques, ce “mouvement contre la réforme des retraites” ne laissait présager qu’une défaite supplémentaire annoncée de longue date.

Pour autant, il serait facile de s’en tenir à ce seul constat et passer sous silence tout ce qui dans le cadre imposé aussi bien qu’à sa marge, le plus souvent au sein des deux à la fois, révéla une volonté, certes minoritaire, mais bien réelle de lutter. C’est en cela, peut être, que cette défaite n’en n’est pas définitivement une...

Voici quelques éléments éparses qui traduisent cette impression à partir des semaines de protestation telles qu’on a pu les vivre à Boulogne-sur-mer.

 

    D’abord, reconnaissons qu’en dehors des syndicats, personne ou presque ne posa dans la forme comme sur le fond la question de la lutte autour des retraites. L’emprise syndicale put donc se déployer sur le seul registre qui vaut pour elle : la destruction d’acquis sociaux en prise avec le rôle gestionnaire qu’exercent certaines confédérations au sein de l’appareil d’État : caisses de retraites, sécurité sociale, mutuelles etc...

 

     C’est donc à leur propre reproduction et dans l’attente de la loi sur la représentativité de 2013 que les centrales ont travaillé dans l’unité que l’on sait. De fait, on pouvait craindre que seule une fraction des travailleurs répondrait à l’appel. Celle encore garantie par un statut déjà bien mis à mal ou échappant - pour combien de temps encore - à la précarité; autant dire les salariés de la fonction dite publique. Ce ne fut pas complètement le cas. C’est d’ailleurs un des traits notables de ce mouvement qu’un nombre de travailleurs d’entreprises privées y aient occupé une place et joué un rôle à part entière.

 

 

Le privé dans la grève et dans l’action.

 

     Les cheminots répétant que cette fois, ils ne porteraient pas le mouvement, à Boulogne-sur-mer, ce sont deux entreprises de l’industrie alimentaire qui les premières investirent le terrain. Ces boîtes en lutte à l’interne durant les semaines et les mois qui précédèrent la mobilisation en assureront pour une part le déroulement. Elles reconduiront la grève sur plusieurs jours puis multiplieront les arrêts sur des modalités propres à l’organisation du travail posté. A leur tour, d’autres boites saisiront le relais. Pourtant à aucun moment, elles ne se rejoindront sur un temps commun en dehors des journées d’action. La faiblesse des salaires explique cela, comme la précarité mais sans doute aussi la difficulté à se projeter, à esquisser des contours un peu assuré à la lutte. On pourrait également y entendre la manœuvre d’appareils syndicaux passant en revue des troupes potentiellement mobilisables. Mais on ne saurait ignorer que la crise a réactivé dans certains secteurs des réflexes de lutte qu’une mobilisation, même en trompe l’œil comme celle des retraites, a pu confirmé.

 

DSCF4350DSCF4344

 

Les ouvriers de Capécure, en première ligne sur les barrages avec toutefois le soutien des autres grévistes

 

 

Prendre l’initiative, même si ...

 

     Le cadre intersyndicale ne s’est imposé ici qu’après une habile reprise en main par l’UL CGT. A deux reprises, et en marge de l’intersyndicale, une assemblée ouverte composée de travailleurs des secteurs privés et publics se réunit à la bourse du travail. Au sein de cet espace s’exprima la critique de la stratégie des journées sans lendemain. On y partagea la nécessité mais aussi l’envie d’un véritable rapport de force inscrit sur le terrain économique. La question de la reconduction et de l’élargissement de la grève fut au cœur des échanges. D’emblée, le blocage s’imposa comme la forme d’action à mettre en œuvre avec un double objectif : porter un coup au patronat local et appeler les travailleurs d’abord occupés à manifester à venir nous rejoindre. Ce ne fut pas totalement un échec. D’abord parce que la tentative de blocage de la zone portuaire où se concentrent les entreprises de transformation de produits de la mer eut lieu. Elle se répétera d’ailleurs avec plus de succès quelques semaines plus tard. Mais il était clair que l’appareil cgtiste jusque là absent du terrain s’empressa de cisailler toute nouvelle tentative en recourant aux bonnes vieilles techniques de manipulation.

 

 

Un coquille intersyndicale sans réel mouvement.

 

     Si la CGT put s’imposer aussi facilement durant ces deux mois, c’est qu’à contrario de 2003 bien peu de travailleurs étaient en grève. Rappelons qu’ il y a sept ans, ce furent essentiellement des grévistes non syndiqués qui portèrent le mouvement à bout de bras. Cette fois, la CGT eu beau jeu d’ enserrer ses partenaires tout en jouant la partition du “je t’aime moi non plus” avec un Solidaires empêtré dans ses propres contradictions.


     Maintenant, quel sens donner au programme d’actions concocté par la CGT et ratifié par ses consœurs durant trois semaines. En martelant qu’il ne fallait pas brader le capital de sympathie engrangé auprès de l’opinion, on ne pouvait pas s’attendre à grand chose. Et en effet, il ne se passa rien, ou ... presque. Les actions ont put se déployer car pour la plupart elles ne frappaient pas directement les intérêts du patronat. Et lorsqu’à la marge, elles y parvenaient partiellement par un débordement de circonstance, le grand frère syndical admonestait contre “la mise en danger d’activités déjà fragilisées”.


      Les actions de terrain ont d’abord servi de soupape à une base syndicale un peu déboussolée par une mobilisation qui n’en n’était pas vraiment une. Elles permirent ainsi d’entretenir le spectacle entre deux dates nationales. La plupart du temps négociées avec la police, elles prenaient fin à l’heure dite. Si bien que la formule de la CGT : “Nous n’avons pas poursuivi mais sachez que cela est remonté en haut lieu...” ne laissait planer aucun doute sur le sens de toutes ces mises en scènes.

 

66315 158518407520300 100000864242386 267734 2638756 n

 

La gauche syndicale dans cette histoire

 

     La minorité syndicale organisée localement dans et autour de Solidaires offrit un espace à partir duquel il fut parfois possible de desserrer l’étau, de modifier le sens et la portée de certaines actions. En soi ce n’est pas négligeable. Mais enfin, tout cela est resté relativement anecdotique. Les limites sont d’ailleurs apparues rapidement. Ensuite, la position partagée localement par l’ensemble des Sud en opposition avec celle de Solidaires national rendait la situation certes intéressante, mais confinait à l’impuissance en l’absence d’une véritable dynamique portée par les travailleurs. Un peu partout dans les défilés, les cortèges Solidaires sont apparus comme pourvus et offensifs, pour autant, ces manifestants là n’ont pas dans leur grande majorité investi d’avantage le terrain que leur homologues cégétistes ou autres. Faut-il comprendre que même “sudiste” un manifestant demeure pour le moment un manifestant et rien de plus ? C’est un fait, où alors comment expliquer que sur la dizaine de milliers d’adhérents de Solidaires-Nord-pas-de-Calais, une fois encore, seule une minorité ait franchi le pas. Par ailleurs, dans leur grande majorité, là où elles sont structurées, les sections de la gauche syndicale n’échappent pas à l’influence du jeu traditionnel ni à celui des vassalités en cascade. Une réalité qui même lorsque l’on sort du strict champ de sa boîte continue de peser et d’influer sur la manière d’aborder la construction d’un mouvement.

 

 

Boulogne-sur-mer. 19/11/2010.

Repost 0
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 22:34

 

La mobilisation de ces dernières années contre la casse du régime de retraites par répartition a été volontairement maintenue par les appareils syndicaux dans le cadre inoffensif de la “bataille de l’opinion”. La défaite de 2010 conclut un scénario dont l’issue était connue par avance. Durant cette période et notamment lors de journées sans lendemain des 22 Mai 2008 et 19 Mars 2009, la Mouette est intervenue par tract et quelque action symbolique afin de dénoncer cette stratégie délibérément perdante pour les travailleurs. En voici un aperçu :

 

22 mai 2008 = 1er tour de chauffe, 1er tract et déjà le pressentiment des balades syndicales de 2010

tract 22 mai 2008

 

On remet ça le 19 mars 2009. A cette occasion, on diffuse un tract lors de la manifestation boulonnaise et on en profite aussi pour éveiller les consciences avec une banderole accrochée sur les rempartstract 19 mars

manif 19-03-09manif. 19-03-09

Repost 0
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 14:59

 

Le Groupe Communiste Anarchiste de Boulogne-sur-mer fait paraître aux éditions Acratie :

 

Clich- 2010-06-10 22-02-51

Plus de quatre-vingt-dix pour cent du trafic mondial de marchandises s’effectue sur les mers…

 

A l’heure où ils caressent l’espoir d’une croissance adossée aux « marchés verts », les capitalistes entendent faire de l’espace maritime leur nouvel alibi écologique.

 

En Europe, l’engorgement des voies rapides ralentit les flux de marchandises et engloutit une part de la plus-value. A eux seuls les prochains couloirs à grande vitesse ne suffiront pas à combler ce manque à gagner. A fortiori quand les populations des régions concernées comme les salariés impliqués dans ces projets en ont déjà saisi l’imposture. De multiples actions de résistance se font jour au fil de ces tracés, que ces derniers soient hypothétiques ou avérés. C’est donc vers la mer, redevenue un territoire à conquérir, que se tournent aujourd’hui les instances de l’Union européenne. La commission de Bruxelles présente les autoroutes de la mer et autres bateaux à grande vitesse comme les prochains outils d’un « transport écologique au service du développement durable ».

 

Mais, par-delà les annonces, que dissimulent en réalité ces projets auxquels souscrivent avec enthousiasme nombre d’écologistes officiels ? C’est ce que les auteurs de ce texte ont tenté de comprendre, en pointant du doigt quelques-unes des fausses alternatives et des vraies illusions particulières à la période qui s’ouvre devant nous.

 

Ouvrage disponible localement à l’adresse la Mouette enragée

 

Groupe Communiste Anarchiste de Boulogne-sur-mer

La mouette enragée

B.P 403

62 206 Boulogne-sur-mer cedex.

 

 

ou auprès des Editions Acratie, l’Essart, 86310 La Bussière. Par mail : editions.acratie@orange.fr

Repost 0
Published by La Mouette Enragée - dans Dans vos agendas
commenter cet article
24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 14:59

 

Clich- 2010-06-10 22-02-51Fortunes de mer, lignes maritimes à grande vitesse : les illusions bleues d’un capitalisme vert

 

ed. Acratie. juin 2010.Collectif.

 

 

 

" Plus de quatre-vingt-dix pour cent du trafic mondial de marchandises s'effectue sur les mers..." A l'heure où ils caressent l'espoir d'une croissance adossée aux "marchés verts", les capitalistes entendent faire de l'espace maritime leur nouvel alibi écologique. En Europe, l'engorgement des voies rapides ralentit les flux de marchandises et engloutit une part de la plus-value. A eux seuls les prochains couloirs à grande vitesse ne suffiront pas à combler ce manque à gagner. A fortiori quand les populations des régions concernées comme les salariés impliqués dans ces projets en ont déjà saisi l'imposture. De multiples actions de résistance se font jour au fil de ces tracés, que ces derniers soient hypothétiques ou avérés. C'est donc vers la mer, redevenue un territoire à conquérir, que se tournent aujourd'hui les instances de l'Union européenne. La commission de Bruxelles présente les autoroutes de la mer et autres bateaux à grande vitesse comme les prochains outils d'un " transport écologique au service du développement durable ". Mais, par-delà les annonces, que dissimulent en réalité ces projets auxquels souscrivent avec enthousiasme nombre d'écologistes officiels ? C'est ce que les auteurs de ce texte ont tenté de comprendre, en parlant du doigt quelques-unes des fausses alternatives et des vraies illusions particulières à la période qui s'ouvre devant nous.

 

-----------------------------------

 

Sommaire

 

 

Pourquoi ce livre ? p 5

Avant-propos. p 7

 

I. Le Projet

 

Le transport maritime : évolution et enjeux. p 11

Autoroutes de la mer : késako ? p 13

Grandes lignes et gros travaux. p 15

Ressources énergétiques et réchauffement politique. p 19

Marco Polo à la conquête de l’Europe ! p 20

Quand Boulogne-sur-Mer pense monde… p 22

et réciproquement ? p 25

 

 

II. De la marine marchande


Les bâtiments du fret. p 30

Des risques maritimes… p 33

bien assurés. p 36

Les marins. p 39

 

III. Le contexte : un nœud gordien

 

Inter modalité : des mariages difficiles. p 44

La restructuration des lignes et des flottes. p 45

Le pivot logistique. p 46

Le pan énergétique des autoroutes maritimes. p 50

 

IV. De la mesure du temps à son accélération

 

La mesure du temps : une question de rythme… et d’argent. p 55

Chi va crescendo, va… p  59

 

V. La spécialisation des espaces : une nuisance tangible

 

L’agriculture chimique de l’Andalousie au Maghreb. p 64

Filière halieutique : la fuite en avant du modèle productiviste. p 67

Du « Super-Port » à l’« Eco-Port » : écologie et capital. p 70

 

VI. Le transport maritime dans la crise

 

Une crise « durable » ? p 73

Les vagues du capitalisme financier. p 74

Chantiers navals et transport maritime : les travailleurs payent la crise. p 76

 

VII. Les remous de la crise

 

Les illusions du capitalisme vert. p  81

La quête d’une alternative… p 82

Un projet interclassiste… p 83

Une aubaine pour le capital. p 85

 

VIII. Au-delà du capitalisme

 

Ni capitaliste, ni sauvage... p 88

... une nécessité de classe. p 89

Travailleurs des villes, Travailleurs des champs… p 91

Doubler l’horizon : vers le communisme. p 93

 

Epilogue p 97

 

Annexes

 

-Lutte de classes sur les quais : Des dockers aux portiqueurs : les exemples anglais et français, des années

80 à aujourd’hui 102

- Paroles de marins. 113

 

L’ouvrage peut être commandé à l’adresse postale de La Mouette Enragée B.P 403 62206 Boulogne-sur-mer cedex.

Repost 0
Published by La Mouette Enragée - dans Dans vos agendas
commenter cet article
25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 21:11

 

Contexte

 

    En 1998, c'est la guerre en Yougoslavie.

 

    Au printemps 1999, arrive à Calais un nombre considérable de réfugiés, majoritairement kosovars - adjectif immédiatement péjoratif suite à un règlement de compte mortel entre passeurs et qui deviendra générique, quelle que soit l'origine des migrants des vagues qui s'ensuivront. Entrée en scène des CRS : premières chasses, premier parcage dans un entrepôt de la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie).

 

    Juin 1999 : fermeture de l'entrepôt, susceptible de favoriser, selon la Préfecture, les contacts passeurs/clients au départ en Grande Bretagne. 200 migrants occupent le parc Saint Pierre ; évacuation du quasi-bidonville en août. Les familles sont recasées face à l'hôpital de Calais, les célibataires dans le "fameux" hangar à Sangatte. La médiatisation amorcée avec les premières répressions éclate, avec les retentissements que l'on connaît.La survie des migrants est assurée par C'sur, un collectif d'associations aux réunions duquel participent individuellement des membres de la Mouette enragée.

 

     Le 16 septembre 1999, nous assistons médusés à la foirade de la tentative de réouverture de l'entrepôt initial, propriété de la CCI. C'est l'occasion de constater les dissensions patentes au sein du C'sur, orga et perso. Dysfonctionnement propre aux cartels d’organisations qui le plus souvent trouvent leur point d’équilibre à l’interne en s’accordant sur le plus petit dénominateur commun, en l’occurrence ici, l’aide matérielle et alimentaire.

 

 

Analyse et pratiques



    Sans nier le réel travail d'urgence des organisations humanitaires, la Mouette enragée en exprimera tôt les limites :

- l'"oubli" que la volonté des Sans-pap' n'est pas d'être tolérés en France -et d'aller en CADA- mais de passer en Angleterre ;

- le paradoxe confrontation/négociation du C'sur avec les représentants de l’État, alors que ses membres sont régulièrement brutalisés et traînés en justice ;

- l'alibi du "respect et de la dignité dus aux migrants" comme obstacle objectif à l'autonomie de lutte de ceux-ci -et donc à un véritable soutien-, même si le turn over est perpétuel. Preuve s'il en fallait : l'éviction vindicative, dès le départ, du CSP 59 du collectif, l'abbé Boutoille considérant ces derniers comme "des manifesteurs, pas des manifestants"(sic). Exit donc l'aspect politique ;

- l'incapacité, aveugle ou volontaire, à percevoir le traitement des sans-papiers comme un laboratoire sécuritaire et répressif qui, de fait s'étend aujourd'hui à tout le champ social ;

- le manque d'appréciation à cette date - c'est peu de le dire! - de la politique d'enfermement dans les CRA relevant d'un arbitraire qui, là aussi, sera la matrice d'une politique maintenant généralisée.

- Le refus de notre part qui avons des papiers de nous substituer à ceux qui n’en ont pas, travailler avec mais en aucun cas à leur place.

- la volonté de dénoncer un humanitaire qui refuse de dénoncer les véritables responsables d’une situation catastrophique. Position entretenue par la gauche.

- le refus de prendre pour argent comptant les déclarations bien pensantes des autorités locales

 

    Nos positions et nos actes, axés sur les enjeux sociaux et politiques - ceux de la lutte des classes - détermineront durant cinq ans nos relations locales, nationales voire internationales (avec des groupes britanniques et belges notamment) et les actions de terrain mises en œuvre, avec plus ou moins de bonheur mais toujours sujettes à réaction.

 

     La Mouette enragée n'intègrera pas le C'sur.

 

     Français, étrangers, même patron, même État : même combat. Au delà du slogan les actions de la Mouette auront tendu à replacer la question des flux migratoires dans leur réalité : oppression, misère, guerres... autant d'avatars d'un capitalisme mondialisé que fuient ses principales victimes mais qui se trouvent en fait bel et bien utilisées sur le grand monopoly de la main d’œuvre.

 

 

Chronologie

 

 

     Durant ces années d'implication en Calaisis (et ailleurs), nous aurons multiplié les tentatives de convergence des luttes, au travers d'interventions multiformes s'inscrivant dans l'évolution de la situation.

En voici une trame non exhaustive de la période la plus intense :

 

2001

 

- Le 20 octobre, week-end d'action de solidarité avec les migrants, dont une marche de nuit jusqu’au tunnel trans-manche. Seront présents des membres du CSP 59, du CAE (collectif anti expulsions), de la CNT, des militants bruxellois contre les expulsions et de... C'sur en opposition avec le bureau de l'époque. C'est l'occasion d'une prise de contact effective avec lesmigrants présents.

 

- Préparation dans la foulée d'une manif avec des afghans pour le 30. Annulée : 200 d'entre eux passeront la Manche miraculeusement le... 29 !

 

- Décembre, tract d'appel : "Sans-papiers, coup d’État sécuritaire et néocolonialisme".

 

tract-dec-2001.jpg

 

2002

 

    En 2002, les militants britanniques seront à l'origine et/ou répondront à des initiatives communes aux deux côtés de la Manche.

 

- En février, ils obtiennent la fermeture du centre de Campsfield, près d'Oxford. Mais celui de Douvres est mis en service dans la foulée et le combat ne fera que commencer.

 

- Avril, participation à la manif contre le CRA de Douvres (GB).

 

- Mai, le 4 : manif contre l'extension du CRA de Coquelles ; parution du numéro 23 (spécial immigration) de la "Mouette enragée".

 

manifestation contre le centre de r-tention de Coquelles. Min la presse bourgeoise "la Voix du Nord"

 

 

- Juin, manif à Londres pour l'accueil des "réfugiés" en Angleterre.

 

     Ces trois actions se sont enchaînées dans le cadre de la lutte en réponse à la politique de "chasse à l'étranger" menée communément par les États français et britanniques. Notre partenaire d'outre manche étant le NCADC. Nous ferons parallèlement une diffusion "toutes boîtes" d'un tract d'information sur la réalité des CRA à Coquelles même.

 

- Juillet : campement No Border à Strasbourg.

 

- Octobre : rassemblement devant le CRA de Coquelles avec la volonté de faire savoir aux prisonniers qu'ils sont soutenus à l'extérieur. Qu'ils soient le but des itinéraires des manifs ou le lieu direct de rassemblements, cette motivation sera constante et la police n'aura de cesse d'interdire le contact.

 

- Novembre-décembre : fermeture du site de Sangatte. Participation des militants de la Mouette enragée aux manifs.

 

2003

 

- Janvier : La Mouette enragée n° 24 est dans les kiosques. Nous organisons à Calais, dans le cadre de la lutte contre tous les CRA, une conférence-débat sur la politique migratoire et les répressions en Europe (avec la participation d'Alain Morice, anthrologue impliqué dans la question des phénomènes migratoires et contributeur de la publication Vacarme, ainsi que du CSP 59).

Cette rencontre fait suite à une manifestation à Coquelles "sabotée" par ce qu'il faut bien considérer comme une contre-manif organisée par le C'sur, lequel affirmant dans la presse locale n'être pas foncièrement contre les CRA.

 

tract janv 2003

manif-janvier-2003.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       In la presse bourgeoise "la Voix du Nord"

 

 

 

 

Au cours de la manifestation, un texte est lu et diffusédevant les grilles du CRA de Coquelles. Ci-joint, le recto-verso

 

Texte-lu-devant-le-CRA-de-Coquelles.Recto-.jpgTexte-lu-devant-le-CRA-de-Coquelles.-Verso.jpg

 

 

 

- Févier : nous publions un texte à destination des boîtes aux lettres des Coquelois, toujours aveugles ou indifférents à la prison pour étrangers implantée sur leur commune.

 

tract-coquelles-1.jpg

 

- Mai : des moutons noirs des assos humanitaires ou des quidams qui ont apporté leur aide aux migrants (accueil chez eux...) sont (à nouveau) traînés en justice; nous organisons une soirée de soutien à ces victimes du "délit de solidarité". Pour l'occasion, la Mouette fait un tract de bilan.

 

bilan-mai-2003-recto.jpgbilan-mai-2003-verso.jpg

 

- Juin : le 28, le C'sur organise sa soirée de soutien. Malgré les pressions toujours plus lourdes de l’État, le cartel d'assos résistera et notre solidarité sera constante.

 

     À partir de l'automne, dans la dynamique de la lutte contre les CRA et dans un contexte de harcèlement de l’État envers les militants, La Mouette enragée, cherche des relais nationaux avec lesquels organiser une mobilisation élargie. C'est dans cette perspective que nous rejoindrons la "Coordination nationale contre les centres de rétention" envisagée par le CAE.

 

2004

 

    Tout au long de cette année, notre collaboration à la coordination nous aura amené à Paris et sa banlieue - sur des chantiers de construction de CRA, avec l'appui des riverains, notamment à Palaiseau -, à Lyon - au CRA de Lyon Satolas et à l'OMI pour une occupation (foireuse car mal préparée) ou à des actions d' agit-prop.", contre les boîtes de BTP ou cabinets d'architectes complices intéressés de la politique d’État d'enfermement.

 

- Février : nous parvenons lors d'une manifestation à un contact direct avec les "retenus" ce qui permet d'obtenir de l'info vérifiée sur leurs conditions d'enfermement, dont la dureté est alors niée par les autorités. Lors d'actions ultérieures, la police s'assurera de l'impossibilité d'un contact aux grilles des cellules ou ailleurs entre migrants et militants solidaires à l'extérieur... Un tractage à destination des Coquellois est organisé.

 

coquelles-2004.jpg

 

- Mai : le 15, C'sur, Inter-lutte, le CAE de Paris, les sans-papiers amiénois et La Mouette enragée se rencontrent dans la perspective d'étudier de nouvelles pistes d'actions en phase avec des positions politiques cohérentes, notamment sur l'aspect classiste de l'enfermement.

 

tract-mai-2004.jpg

manif-15-5-2004.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                     In la presse bourgeoise "La Voix du Nord"

 

- Mai-juin, arrestations en masse de sans-papiers sur la métropole lilloise. Les hommes sont concentrés au CRA de Lesquin, les femmes à celui de Coquelles. Grèves de la faim de ces dernières. Nouvelle campagne d'information à Calais/Coquelles et par Indymédia. S'ensuivront de nouveaux procès ...

 

- Août : verdict et durcissement des lois sur l'immigration en Europe. En hiver, nouvelle marche sur le CRA de Lesquin.

 

2005

 

    Après des années de lutte non-stop aux côtés de militants versant tantôt dans l’humanitaire tout-crin, tantôt dans l'activisme forcené, mais dont la volonté d'agir aura permis de marquer quelques points ou, à tout le moins de gagner du temps, et au regard de l'ensemble des combats à mener, La Mouette enragée décide de revenir sur un champs socio-politique plus large, mais n'excluant pas la lutte avec les sans-papier , de Calais en particulier.Nous quittons aussi la Coordination nationale.

D'autres combats nous ont d'ailleurs occupé sur cette période, en parallèle et pour les mêmes raisons...

 

- Novembre : parution de notre analyse de 1999 à 2004 dans une contribution au livre Politiques migratoires, grandes et petites manœuvres aux éditions Carobella ex-natura. A lire dans l'article éponyme !

Repost 0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 12:23

Il semble intéressant de refaire circuler ce texte de la Mouette Enragée, initialement paru dans le bouquin collectif "Politiques migratoires. Grandes et petites manoeuvres" (éd. carobella, 2005) pour mieux comprendre la situation politique calaisienne et envisager le retour d'une lutte globale.

 

Bonne lecture

 

doc-15291

Repost 0

La Mouette Enragée

  • : La Mouette Enragée
  • La Mouette Enragée
  • : Ce blog est issu d'un groupe de militants originaires de Boulogne sur mer (62) qui se réclament du communisme libertaire. A l'origine, la Mouette Enragée est un journal local qui relaye les luttes politiques mais aussi propose des analyses sur des luttes sociales ou des problématiques locales. Avec ce blog, nous proposons de partager nos réflexions passées et présentes pour ainsi mieux envisager les perspectives de lutte efficace et organisée par la base, c'est à dire les travailleurs eux-mêmes
  • Contact

Contacts

La Mouette Enragée - BP 403 - 62206 Boulogne sur mer Cedex

ou

lamouette.enragee@wanadoo.fr

Recherche

Qui sommes nous ?

 

Nous nous définissons comme Communistes-Anarchistes parce que:

 

- Nous rejetons tous les systèmes économiques, toutes les institutions politiques, étatiques ou privées qui se fondent sur l'exploitation de l'homme par l'homme, sur l'autorité et la hiérarchie.

- Nous avons toujours lutté, à la fois contre toutes les formes de Capitalisme d’État qui se dissimulaient ou se dissimulent encore sous les noms de Marxisme-Léninisme, Bolchevisme, Stalinisme, Etats-ouviers, etc... , et contre les Capitalismes Libéraux avec leur cortège de gaspillage et de consommation effrénés. Il s'agit pour nous, des deux faces de la même médaille.

- Nous considérons que, partout dans le monde, les inégalités sociales, la loi du profit et du plus fort conduisent à une société de plus en plus déséquilibrée, polluée, inhumaine et sont directement responsables du racisme, du crétinisme passif, de la corruption financière et politique.

- Nous sommes pour l'auto-organisation sur une base de classe , des travailleurs, des habitants, des consommateurs dans les formes qu'il leur convient de se donner, pourvu qu'elles ne reproduisent pas, comme les mafias politiques de Droite comme de Gauche ou les bureaucraties syndicales, les tares que nous dénonçons plus haut.

- Nous sommes pour une Démocratie Directe qui correspondrait aux besoins authentiques des individus sans distinction de sexe ou de nationalité, et non plus au profit des marchands et des publicitaires, des bureaucrates et des notables.

- Nous pensons que le capitalisme ne s’ effondrera pas de lui même et qu’une révolution sociale et mondiale demeure la condition indispensable de son dépassement.

- Nous pensons que c’est au cœur même des luttes et des mouvements sociaux que s’élaborent les formes nouvelles de rapports sociaux et donc que c’est au sein de ces mouvements qu’il faut lutter.

- Nous n'appelons donc personne à nous "suivre'' aveuglément, et ne recherchons aucun pouvoir pour nous mêmes, mais souhaitons œuvrer avec tous ceux et toutes celles qui veulent changer radicalement cette société en prenant dès aujourd'hui leur destinée en main.

Fortunes de mer

 

Clich- 2010-06-10 22-02-51

           Disponible, en vente

(contactez directement la Mouette)