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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:29

 

Le 7 décembre, la Mouette Enragée a organisé une discussion publique autour de la lutte de Notre dames des Landes. Ce débat faisait suite a une volonté collective d'échanger après diverses actions réalisées dans le boulonnais en solidarité avec ce mouvement. L’objectif  était d’une part de prendre des nouvelles de la résistance sur le terrain, par l’intermédiaire du témoignage d’un copain présent sur la ZAD ces dernières semaines et d’autre part de discuter politiquement des suites à donner à cette mobilisation au niveau local. 

Ce fut aussi l'occasion de faire le point sur d'autres mobilisations  liées à l’aménagement capitaliste du territoire (NDDL, TAV, etc) en perspective avec les bagarres qui se mènent actuellement sur les lieux de la production : Arcélor, PSA, etc...

PC150007.jpg

Le 15 décembre 2012, les gardes mobiles bloquent un carrefour pour empécher aux tracteurs chargés de matériel de reconstruction d'acceder au lieu dit de la Châtaigneraie.

 

Un extrait de la discussion d’environ 1h est disponible en téléchargement au lien suivant : ici  

 


Ou en lecture directe (sans téléchargement) :


Erratum : Ce que nous entendons dans le cours de la discussion par “deal” passé entre les Verts et le PS dans la région nantaise au sujet des “Autoroutes de la mer” ne procède pas, comme il est courant de lʼentendre, dʼun accord visé par deux formations politiques mais résulte dʼabord des faiblesses de l'analyse essentiellement environnementaliste que portent les Verts sur le sujet. Pour une meilleure compréhension de la logique qui prévaut au lancement des “Autoroutes de la mer”, nous vous conseillons la lecture de : “Fortunes des mer. Lignes maritimes à grandes vitesse : les illusions bleues dʼun capitalisme vert”. Cet ouvrage est disponible en nous contactant à lʼadresse postale de la de la Mouette Enragée.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:27

nddl-couleur.jpg

 

 

PA210216.JPG           PA210217.JPG

 

Non à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Non aux expulsions

(Texte rédigé par un collectif de camarades poitevins)

 

 

ILS L’ONT FAIT !


Ce mardi [le 16 octobre 2012] à l’heure du laitier le gouvernement socialo-écologiste a envoyé ses chiens pour briser la résistance qui s’était installée à Notre-Dame-des-Landes (en Loire-Atlantique) contre le projet de nouvel aéroport. Il a fallu moins de six mois au pouvoir pour que son vrai visage de haine contre ceux qui osent essayer de l'empêcher de bétonner en rond se dévoile aux yeux du plus grand nombre. Plus de 1000 policiers ont entamé une véritable opération de nettoyage pour expulser des habitants opposés au projet et installés depuis des mois ou des années sur le futur chantier et détruire les maisons qu’ils avaient construites. L’ordre policier se met méthodiquement en place : après les expulsions des campements de Roms et celles de différents squats dont le CREA à Toulouse, ce sont toutes les révoltes sociales, qui ne peuvent manquer de naître contre leur crise, qui sont visées.

Le projet de nouvel aéroport, comme tous les grands travaux ruineux et inutiles (autoroutes, lignes à grande vitesse, nouveau réacteur nucléaire et ses lignes à haute tension...), est imposé aux forceps. Ce défrichement productiviste des espaces ne répond pas aux besoins réels des populations, mais à la nécessité pour des multinationales capitalistes (ici Vinci) de maintenir à tout prix leur logique de profit, fût-ce au prix de la répression et du saccage environnemental. Le discours du gouvernement, dirigé par Ayrault, le premier promoteur de cet "ayraultport", sur les "gisements de croissance et d'emplois" ne témoigne, dans un capitalisme peinant à trouver de nouvelles sources de profit, que du soutien permanent et indéfectible de l'Etat à ce modèle
mortifère, à cette fuite en avant dans le saccage social et environnemental. Il y a eu l'épisode des patrons- pigeons et le refus de s'affronter aux plans de licenciements de l'industrie automobile. Maintenant, cette provocation contre le mouvement social signe l'obstination du gouvernement dans sa logique productiviste. Face aux résistances des populations, ces "partenariats privés d'utilité publique" reflètent aussi la volonté du pouvoir de quadriller toujours plus nos espaces de vie pour les mettre sous contrôle.

 


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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:08

Voici un résumé factuel fait par un camarade présent au tribunal lors de l'audience des militants No Borders le 5 septembre 2012.

 

 

PA290149.jpg

Deux procès nous concernent: un avec 5 inculpés contre les PAFeux pour rébellion (et outrage pour le copain Egyptien), l'autre avec une inculpée contre les CRS pour outrage et rébelion.

Un beau cortège est là pour nous accueillir, une bonne quinzaine de policiers sont présents pour la sécurité du tribunal. Les gardiens du tribunal ont bien été briefés et sont très antipathiques dès notre arrivée.

A noter aussi que deux journalistes sont présent, l'habituelle râleuse de Nord Littoral, qui n'a jamais caché sa proximité avec les agents de la PAF! Le second est un pigiste de la voix du nord, qui est tout simplement un ancien agent de la PAF ! On peut donc s'attendre a de très bon articles dans ces deux torchons qui n'ont plus grand chose a prouver a ce niveau là...

 

On peut aussi féliciter la toute jeune procureure qui aujourd'hui faisait son premier jour au sain du tribunal de Boulogne et son premier jour tout court en tant que procureur! 25 ans à tout casser, tout juste sortie de l'école pour protéger les flics, donner un cour de citoyenneté à l'audience, décider de notre vie et surtout essayer de faire condamner nos ami(e)s! Chapeau bas mademoiselle... N'est pas procureur n'importe qui!

 

Sur le procès contre les PAFeux, comme d'habitude il s'agit de Gaël Bertaux, Christophe Dahm et Nadjet Mat Mat! Je ne les présente plus... Cependant seul Bertaux et Dahm sont sur le banc des plaignants car Mat mat ne désire pas se porter partie civile et donc toucher des indemnités en cas de condamnation des copains. Elle reste sagement au fond de la salle pour soutenir ses petits camarades! La solidarité policière est irréprochable...

 

Bien évidemment la version de nos amis et la versions des policiers sont complètement différentes. Les policiers reconnaissent cependant que Jamal pissait le sang dans le camion, qu'ils ont été obligés de maintenir sa tête pour éviter que le sang ne coule partout et surtout sur leurs beaux uniformes. L'un des deux policiers va même jusqu’à accuser jamal de se mordre la lèvre pour pisser encore plus le sang... Il déclareront par la suite que vu les circonstances, ils considèrent tout deux que leurs interventions ont été faites dans les règles et surtout de manière très propre!

 

Une fois de plus, globalement les déclarations des policiers ne tiennent pas! L'un dit avoir reçu une bouteille d'eau a un endroit, alors que dans leurs dépositions ils l'avaient reçu ailleurs... Ils déclarent avoir reçu de nombreux coups, mais aucune trâces (ou très faibles) ne sont constaté ensuite par le médecin! Une série de déclarations qui sentent le mensonge à plein nez

 

Notre camarade questionnée sur le déroulement des faits parlera beaucoup et expliquera la situation tel qu'elle l'a vécue de manière très détaillée, au point que l'avocat des parties civiles se trouve un peu dérangé par cette intervention et demande qu'on arrête de la faire parler. Pendant ce temps la Miss bertaux et Dahm, avec leur naturel manque de respect, chuchotent, et s’agitent sur leurs banc afin peut être de se rassurer et de montrer leurs désaccord avec notre amie (ce dont on ne doute absolument pas d’ailleurs).

 

Marie Hélène Calonne, notre avocate, met en lumière, dans un discours beaucoup plus politique qu'à son habitude, de nombreuses autres évidences et irrégularités du dossier.

 

Malgré cela, notre toute fraîche procureure décide de demander 6 mois de prison avec sursis pour chacun des prévenus. Elle ajoute ainsi qu'avec cette "épée de Damoclès sur la tête il ne recommenceront pas". L'avocat des flics demande quant-à-lui des dommages et intérêts qu'il laisse à la cour le plaisir d'évaluer.

 

L'audience est levée, tout le monde sort, les policiers venus surveiller les méchants casseurs finissent leur service avec les remerciements du procureur général, Jean Philippe Joubert.

 

Le second procès débute une heure après. Notre copine suédoise n'étant pas sur place, il s'agit donc d'un procès avocat contre avocat. Accompagné du fils d'une copine (un jeune de moins de 12 ans), je décide d'aller quand même assister à l'audience. Le policier chargé de la porte de la salle d'audience semble surpris de me voir rentrer et me demande la raison de mon retour. je lui explique que je viens pour le procès d'une copine NoBorder. Il m'explique que le procès est passé, je lui répond que je viens pour le second! Et là, c'est la panique, il se retrouve alors seul policier (ces camarades sont rentrés chez eux) face à deux dangereux NoBorder, un de 12 ans et l'autre connu pour son agressivité... Il demande alors à l'huissier si d'autres forces de police sont prévues ou vont arriver! Que nenni! Marie Hélène Calonne suit la scène de loin et arrive, me demande ce qu'il se passe (entre temps nous nous sommes gentiment assis sur un banc) et là, le policier réitère sa question "y-a-t-il d'autres forces de police qui vont arriver"! MHC lui répond calmement et avec un petit sourire que non et que nous sommes là tout les deux pour tout casser dans le tribunal! Le policier se sent con et reconnaît difficilement qu'on ne représente aucun danger pour lui. Nous verrons malgré tout arriver deux policiers à vélo, probablement appelés en urgence face à ces dangereux terroristes.

 

Cette petite anecdote passée, on en vient au second procès! On reproche évidemment à la copine de pas être présente au tribunal pour s'expliquer; mais d'un autre coté, les CRS ne sont pas la non plus. Les versions des CRS accusent la copine de s'être jetée sur les policier et de les avoir insultés dans une crise d’hystérie! Une fois encore les deux versions ne coïncident pas : on se retrouve donc encore sur un cas de parole contre parole.

 

La toujours fraîche procureure demande pour ce cas-ci une peine de 3-4 mois de sursis. Les parties civiles demandent de lourde somme de dédommagement, autour me semble-t-il de 400-500€ pour chacun des trois agents! De quoi bien commencer l'année...

 

Pour ces deux procès, le délibéré sera rendu le 17 octobre!

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 20:58

 

    Le 14 novembre dernier à Toulouse, une dizaine de personnes ont été interpellées au cours de la rafle menée par une centaine de gendarmes mobiles dans sept lieux d’habitation, et quatre d’entre elles sont depuis incarcérées à la maison d’arrêt de Muret.

 

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    Ils et elles sont, avec une autre jeune femme, poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens » ;
« violence commise en réunion sans incapacité » ;
« dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion ». Des chefs d’inculpation très lourds, au regard des faits qui leur sont imputés, et pour lesquels ils et elles nient toute participation – l’action réalisée à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de Labège, le 5 juillet dernier, par une dizaine de personnes qui ont déversé des excréments sur des bureaux et des ordinateurs, et laissé sur les lieux des tracts dénonçant à juste titre l’accentuation de la répression à l’encontre des mineur-e-s. Depuis, quatre des personnes inculpées demeurent ainsi détenues sans que l’on sache pour combien de temps encore, et alors que le soutien matériel (argent, livres, vêtements, courrier) qui leur avait aussitôt été apporté est resté bloqué en tout ou partie pendant des semaines, de façon à les couper du monde extérieur et à faire pression sur elles pour les faire craquer. Par ailleurs, des prélèvements de leur ADN ont été effectués contre leur gré pendant leur garde à vue – le refus qu’elles y ont toutes opposé leur vaudra un procès le 9 mai prochain –, et le tribunal prétexte attendre le résultat de ces prélèvements pour les maintenir en détention en se gardant d’avancer la moindre date concernant leur libération.

 

   La situation des « inculpé-e-s de Labège » rejoint en fait celle de nombreuses autres personnes placées en détention « provisoire » dans diverses geôles françaises pendant des mois et des mois (dernièrement à Paris et à Nantes). Les innombrables lois sécuritaires votées depuis une dizaine d’années – et appliquées en particulier à l’encontre d’une certaine jeunesse criminalisée sous les étiquettes « ultra-gauche » ou « mouvance anarcho-autonome » – permettent en effet à l’État français de s’asseoir désormais en toute légalité sur la « présomption d’innocence » censée être à la base de sa justice, créant un véritable délit d’opinion dans un silence presque parfait. La solidarité montrée aux personnes qui se trouvent jetées dans le collimateur policier et judiciaire fait de plus facilement l’objet d’une répression violente. D’imposantes forces de gendarmerie mobile ont par exemple encerclé la manifestation organisée à Toulouse le 17 décembre en soutien aux « inculpé-e-s de Labège » en voulant disperser brutalement ses quelque 200 participant-e-s après les avoir soumis-e-s à un contrôle d’identité. Que cette manifestation ait malgré tout et heureusement pu se tenir un peu plus tard prouve combien il est important de ne plus laisser faire.

Libération et arrêt des poursuites pour les « inculpé-e-s de Labège » et d’ailleurs !

 

En soutien aux inculpé-e-s de Labège, le CCL à Lille organise un concert de soutien, ce samedi 14 janvier à 21h.

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 09:35

Les « émeutes » de Londres ont été l’occasion pour le gouvernement anglais de tester et élargir son système répressif. De nombreuses personnes, impliquées ou non ont fait l’objet d’arrestations arbitraires et se sont retrouvées rapidement dans des geôles déjà surchargées.

Prenons l’exemple très concret de Pete Simpson, un militant anglais qui, au début des révoltes urbaines ne se trouvait pas au Royaume Uni. Il décide, au vu des événements de rentrer à Londres pour voir ce qu’il s’y passe. N’étant pas d’accord avec le pillage des très petits commerçants (dont certain se trouvaient eux aussi dans la rue), il préfère ne pas se mêler aux révoltés, juste rester en observateur. Le lendemain d’une nuit très agitée dans les rues de Peckham, il s’en va avec un ami chercher de quoi manger. Il se retrouve dans un quartier plutôt calme situé à 4-5 km de Peckham, occupé par les policiers. Quelques uns d’entre eux considérant que ce binôme pouvait être un groupe suspect décide d’aller le contrôler. Lors de la fouille, ils ne découvriront dans les sacs que des produits alimentaires récupérés dans les poubelles du quartier quelques minutes avant et, dans celui de Pete, un cutter qu’il avait oublié. La détention de ce cutter sera le prétexte pour placer Pete deux nuits en garde-a-vue au commissariat de Camberwell. Ce dangereux militant sera ensuite enfermé dans une des minuscules cellules de la prison de Brixton. Les ordres avaient été donné de garder en détention l’ensemble des personnes arrêtées durant la période des émeutes et pouvant probablement être impliquées dans ces « désordres ». Ainsi, ses deux premières demandes de libération sous caution furent refusées, la troisième fut acceptée fin septembre, après presque deux mois à croupir en prison. Pete est aujourd’hui assigné à résidence chez sa famille dans le Yorkshire et attend son procès qui aura lieu en Décembre.

Pete a la chance d’avoir un bon avocat et de part ses nombreux camarades, connaissances et amis, a eu la chance d’être soutenu psychologiquement dès le premier jour de son séjour en prison. En effet, il a reçu de nombreuses cartes de soutien provenant de nombreux militants d’Europe, ce qui lui a permis de tenir durant ces longues semaines d’enfermement.

 

N’oublions pas que d’autres anonymes n’ont pas cette « chance » et sont encore enfermés, probablement sans aucun soutien dans les nombreuses et immondes prisons de Grande-Bretagne.

Pete est une victime parmi d’autres des lois liberticides et du système répressif accru qui sévit en Angleterre depuis quelques années et qui est constamment renforcé (comme dans l’ensemble de l’Europe), l’approche des jeux Olympique n’améliorant rien !


Soyons solidaires avec les enfermés !

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 17:03

150x150.png En cette période où la légitimité des gouvernants est contestée en Europe, en Méditerranée et au delà, la répression demeure in fine la réplique des Etats aux revendications populaires. L’offensive à laquelle se livrent les capitalistes depuis trois décennies sur l’ensemble des champs sociaux : travail, formation, aménagement du territoire, etc... entraîne ces derniers temps une remontée des luttes partout dans le monde. En France, le personnel politique de gauche comme de droite anticipe et accompagne ce retour -fantasmé ou réel- de la contestation en renforçant continuellement l’arsenal répressif. A chaque poussée sociale pleuvent procès et condamnations bornés par une foisonnante législation d’exception et autres lois dites “Anti-Terroristes”. La construction d’un ennemi de l’intérieur : la figure du jeune, politisé et actif dans les luttes affublé du grotesque épithète “d’anarcho-autonome” achève de dévoiler la stratégie que poursuit le pouvoir dans le combat qu’il mène contre les intérêts des prolétaires : travailleurs en activité ou pas, immigrés, jeunes ...

Si ces manoeuvres ne trompent personne, pour autant elles ne doivent pas nous laisser isolés et donc désarmés face à cette machine à broyer lorsqu’elle se présente sous son aspect policier et/ou judiciaire. La question de la répression et la réponse que l’on se doit d’y apporter est donc essentielle pour celles et ceux qui luttent. Elle passe en premier lieu par l’expression d’une solidarité active et concrète : faire circuler l’information, les textes et les outils, les adresses utiles qui permettent de faire face, de trouver des appuis, des conseils, d’organiser le soutien, de l’élargir, de mobiliser et peser le moment venu en posant politiquement les problèmes... Tout cela repose sur la capacité dont nous disposons à nous organiser localement et à mettre en lien les acteurs de cette solidarité.   

Une problématique particulièrement d’actualité et qui mériterait d’être débattue sur le littoral dans le contexte des procès en série qui frappent les militant-es solidaires des sans papiers sur le  Calaisis...

 

La Mouette Enragée le 9/08/11.

 

A noter dès maintenant, deux appels à la mobilisation lancés pour le mois de septembre à Lille puis à Boulogne-sur-mer.

 


Alors que la rentrée de 2010 avait commencé de manière sportive avec des nombreux rassemblements de citoyens pour défendre leur retraite ou dire non aux renvois arbitraires des communautés roms, la rentrée 2011 s’annonce beaucoup moins festive avec pas moins de 2 procès en 2 jours, à Lille puis à Boulogne sur mer,

 

Le premier à lieu le 6 septembre 2011 à 14 heures au TGI de Lille. Julien, un militant du mouvement contre la réforme des retraites est envoyé au tribunal par la SNCF qui lui réclame pas moins de 45000 € pour avoir participé au blocage des voies de la gare Lille Flandres le 18 octobre 2010. Cette procédure grossière vise clairement ce camarade très actif dans la région lilloise alors que le blocage était organisé par 70 citoyens refusant l’avenir professionnel que nous propose l’état capitaliste. La SNCF s’était déjà illustrée dans sa collaboration avec les nazis en 39. Elle brille aussi dans sa collaboration avec le ministère de l’immigration en dénonçant à la PAF les sans-papiers présent dans ses wagons ! La SNCF  peut aujourd’hui être fière d’être l’entreprise publique de la répression des mouvements sociaux.

 

Le second procès à lieu le 8 septembre 2011 à 13h30 au TGI de Boulogne-sur-mer et verra comparaître Lauren et Lauren, deux citoyennes britanniques qui elles aussi ont été clairement visées lors de leur arrestation le 2 juillet 2011. En effet, ce jour-là une trentaine de militants No Border avaient bloqué le centre de rétention de Coquelles pendant une partie de la matinée afin de dénoncer l’enfermement des sans-papiers, la militarisation des frontières ainsi que la prolifération de ces prisons pour étrangers. Connues des services de la PAF Coquelles pour avoir été forcées d’en visiter les cellules quelques mois précédant l’action, seules ces deux activistes furent choisie dans le groupe. Au cours de leur garde à vue, elles refusèrent toutes deux de se soumettre au prélèvement des empreintes digitales comme elles l’avaient déjà fait lors de leur première interpellation (ce qui les avait entre autre déjà emmenées devant le TGI de Boulogne le 12 juillet dernier). Le fichage des militants et plus généralement des populations gênantes est systématique, récurant et honteux ! Ce procès sera l’occasion pour nous de dénoncer une nouvelle fois ces méthodes de fichage des populations avec ou sans papier.

 

Nous, militants No Border, vous invitons à venir soutenir Julien, Lauren et Lauren contre la répression d’état qui frappe toutes les branches des classes modestes.

 

Rendez vous :

-        à Lille le 6 Septembre 2011 à 11h devant la direction générale de la

SNCF (33 avenue Charles St Venant) pour une manifestation jusqu’au

tribunal. Un rassemblement se tiendra ensuite devant le tribunal, de 13h45

jusqu'à la sortie du camarade inculpé.

-        à Boulogne sur mer le 8 Septembre 2011 à 13h place de la  Résistance en

face du TGI pour accompagner et soutenir nos deux camarades dans la lutte

contre la répression et le fichage des populations.

 

 

Legal team No Border Calais

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 08:44
   

Le 12 juillet 2011, trois de nos camarades comparaissaient pour des accusations grotesques d'occupation illégale, rébellion en réunion et refus de prise d'empreintes.

 

Courant Avril, alors qu'ils étaient en pleine activité pacifiste de Cop-Watching, nos trois amis avaient été arrêtés dans le principale squat de sans papiers et demandeurs d'asile du Calaisis. Ce raid policier intervenant quelques jours après la publication sur les sites de rue89 et des inrocks de vidéos présentant ces même agents de la PAF agir de manière peu déontologique. Ceux-ci n'ont pas caché leur volonté de se faire justice eux même : immobilisation violente, coups et noms d'oiseaux volèrent une fois de plus ce jour la!

 

Le système judiciaire français étant adapté pour protéger et légaliser au maximum les violences d'état, se défendre face à des déclarations mensongères de policiers assermentés n'est pas chose facile.

 Tribunal.jpg   

Convoqué à 8h30, il fallut cependant attendre jusqu'à 13h pour entendre le président énoncer les faits reprochés et donner la version des nombreux policiers ayant soumis de faux témoignages pour l'occasion. Ni les parties civiles (Fréderique Gourdin et Gael Bertaux), ni les 4 témoins policiers trouvés pour l'occasion n'ont pensé opportun de venir s'expliquer de vive voix devant la cour! Avaient-ils peur de se retrouver face aux prévenus sans pouvoir utiliser les tonfas ou les lacrymogènes, ou bien peur de voir démonter leurs versions des faits en direct par notre avocate? Après avoir écouté les réquisitions du procureur qui pour la globalité des faits demandait 3 mois de sursis pour chacun, maître Marie Hélène Calonne a su relever les nombreuses incohérences des déclarations des policiers, mettre en avant la légitimité de l'action pacifique des activistes, véritables grains de sables dans le système répressif, et lier ce procès à la diffusion des vidéos et à la saisine du défenseur des droits de l'Homme sur les violences policières à Calais.

  Sans-titre-14.jpg  

Le délibéré tomba à 16h en présence de la trentaine de militants restés toute la journée pour soutenir nos camarades. Les trois sont relaxés pour les faits de violences et d'occupation illégale et sont reconnus coupables mais sans peine pour le refus de prise d'empreintes. Le jugement pour les dernières charges ajoutées à la hâte contre deux des trois prévenus lors de l'action contre le CRA de Coquelle quelques jours auparavant (refus de se soumettre à un contrôle d'identité) est reporté au 8 septembre a 13h30.

 

Ce résultat est évidemment une victoire pour notre mouvement et achève une série de comparutions ridicules. Pour rappel, le 23 juin une militante a été relaxée pour des faits similaires de violence contre agent de la PAF, ce même jour trois de nos amis demandeurs d'asiles soudanais ont eu aussi été relaxés pour des accusations d'occupations illégales et le 29 juin une autre militante a été condamnée à 500€ d'amende ( +1€ symbolique pour l'honneur du policier) pour outrage.

 

Prochain rendez-vous au TGI de Boulogne, jeudi 8 septembre à 13h30!

 

Ni la répression,ni les intimidations ne feront plier notre détermination. Nous continuerons à surveiller et dénoncer les méthodes ultra-répressives de la police envers les exilés et à lutter pour la liberté de circulation et d'installation, la fermeture des centres de rétention et la fin des expulsions.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 12:15

Dans tout juste moins d'une semaine aura lieu un procès important lors duquel trois de nos camarades actifs auprès des sans papiers de Calais comparaîtront pour des faits (non-avérés) de violences en réunion, occupations illégales et refus de soumission à la prise d'empreintes.

 

Comme les deux précédents procès du mois de juin, cette convocation a uniquement pour but de nous affaiblir psychologiquement, moralement et financièrement. Après l'intimidation des migrants, les services de l'état semblent avoir pour objectif de se ré-attaquer à celles et ceux qui sur le terrain leur expriment une solidarité concrète.

 

Nos trois camarades étaient présents le 21 avril dernier dans le squat africain (aujourd'hui démantelé) afin de travailler main dans la main avec les sans-papiers contre la répression policière dont ils sont victimes depuis de trop nombreuses d'années. Après avoir subi violemment les multiples assauts de la Police Aux Frontières, ils furent arrêtés et gardés à vue quelques heures. Ce raid policier n'était pas le fruit du hasard puisqu’il s’est déroulé juste après la diffusion par le groupe No Border Calaisien de vidéos et de témoignages montrant les mêmes agents de la PAF de Coquelles en bien gênantes postures... (1) Mardi, le système judiciaire donnera probablement raison aux voix assermentées des deux policiers accusateurs...

 

A noter que ces même services de police se sont acharnés depuis sur deux militantes convoquées au tribunal mardi prochain. En effet, depuis le 21 Avril, elles ont subi de véritables agressions physiques de la part des agents de la PAF de Coquelles et des CRS stationnés dans la ville; trois d'entre elles ayant abouti de la part des militantes à des dépôt de plaintes avec certificats médicaux + jours deux d'ITT.

 

Rappelons le : Calais est le lieu de toutes les expérimentations répressives et sécuritaires française et britannique. Les techniques de contrôle, d'intimidation et de répression sont systématiquement appliquées par l'Etat à l’encontre des populations les plus fragilisées telles que les sans-papiers, les demandeurs d'asiles, les prolétaires en lutte avec ou sans emploi ... Aujourd’hui, elles tendent à cibler des fractions plus large de la population avec le développement du fichage électronique généralisé par exemple... Cette répression d' Etat nous concerne tous que nous ayons des papiers ou pas et c’est ensemble que nous devons commencer à nous organiser afin d’y répondre, de l'affaiblir et de la détruire !

 

 

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(1) vidéos disponibles sur : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/62977/date/2011-04-10/article/harcelement-policier-a-calais-les-videos-qui-font-honte/

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 21:43

Pour rappel, Jennifer, militante NoBorder à Calais comparaissait pour violence contre une agent de la PAF en mission pour évacuer le squat Thélu!


Elle était convoquée à 8h30 et l'audience a commencé à 12h45 environ! Il y avait 6-7 militants NoBorder en soutient, deux personnes de la LDH Boulogne, 4-5 policiers avec leur lachrymo au cas où et un RG boulonnais.


Pour commencer, la juge a évidemment demandé à la militante si elle reconnaissait avoir donné un coup à la policière. Jennifer répond que non en tout cas aucun coup volontaire!
Les questions de la juge pour Jennifer ont ensuite surtout porté sur les raisons de sa présence dans le squat, pourquoi les 3 autres militants sont sortis du squat rapidement et elle y est restée? Est-ce qu'elle pense que son activité dans le squat peut faire évoluer la situation?


Mat-Mat Naget, la fliquette qui accuse Jennifer, répond à son tour aux questions de la présidente et confirme sa position disant que le coup a été donné volontairement et que ce n'était pas en se débattant et ajoute que les deux militants qui n'ont pas voulu sortir, étaient très difficilement maitrisables. Elle dit aussi que lors du menottage, elle a essayé sans succès de donner d'autres coups.


Vient ensuite, sur une intervention de la procureure, un court débat sur la façon dont la policière a tenu Jennifer, par la gauche ou par la droite, le bras gauche ou le bras droit! Les versions de la policière semblent être différentes à l'écrit et à l'oral.
Un second débat est lancé sur l'interprétation du certificat médical de la policière, indiquant des stigmates mais ne disant pas clairement d’où ça venait!
Le troisième débat est au sujet de la déclaration de la policière, ses versions un peu différentes (ce qu'elle a dit dans sa déposition, ce qu'elle a dit au médecin et ce qu'elle dit au tribunal). La première version est qu'elle a reçu un coup de genou, la deuxième un coup de pied et la troisième deux coups de genou.


La procureur interroge ensuite
dsc_0797edit.jpgJennifer et lui demande si elle serait prête à aller plus loin pour défendre ses idées. Jennifer répond que oui. Elle signale aussi qu'elle agit en fonction de ses positions et idées personnelles et non en fonction des idées globales des autres militants ou des No-Border en général. Elle lui redemande pourquoi elle a refusé de sortir du squat alors qu'il n'y avait plus personne, et elle répond que son ami (un autre militant) était bousculé par les policiers et qu'elle ne voulait pas le laisser seul.


Monsieur Deguisne, l'avocat de la policière (qui a souvent été l'avocat de migrants ou de militants, JC Lenoir par exemple) explique que sa cliente n'a rien contre les idées des NoBorder ni contre eux, mais qu'elle fait son travail et exécute les ordres qu'elle reçoit, c'est a dire de contrôler les migrants et de faire sortir les militants du squat. Il dit qu'elle a fait son travail consciencieusement et de façon irréprochable et n'a jamais utilisé plus de force qu'il n'était nécessaire et que malgré ça Jennifer lui aurait donné volontairement un coup de genou. Il termine sa plaidoirie en disant qu'on ne peut pas accepter des violences contre un agent qui travail et qu'ils demandent 200€ de dommage.

Vient ensuite le speech de la procureure! Elle commence en disant qu'elle serait la première à dénoncer des violences policières si celles-ci étaient avérées et réelles. Elle confirme que les agents sont formés à utiliser la force de façon strictement nécessaire et adaptée à chaque contexte. Elle ajoute aussi que Jennifer provoque en refusant de sortir du squat et qu'en plus de ça elle refuse de signer le procès verbal et a refusé de donner ses empreintes, ce qui aurait pu aussi
être retenu contre elle.

Elle parle aussi du gabarit de la policière qui n'est pas grande et pas costaud et laisse supposer en décrivant Jennifer comme une grande sportive, que la violence venait de Jennifer plus que de la policière. Elle requiert elle aussi 200€ d'amendes.



Enfin Madame Calonne, l’avocate des NoBorders, donne sa version. Elle rappelle une nouvelle fois le doute sur l'interprétation du certif
icat médical. Ensuite elle rappelle le contexte général de la situation en commençant par rectifier la parole de la procureure, elle signale que la majorité de migrants présents ne sont pas des "clandestins" (comme l'a souvent répété la proc.) mais sont des demandeurs d'asile. Elle ajoute que d'ailleurs l'Etat ne respecte pas son devoir car ne les loge pas comme il devrait le faire. Elle en vient ensuite au contexte lié aux vidéos et a l'article publié sur le net via les sites de rue89 et des inrockuptibles, montrant des policiers de la PAF dansant sur de la musique africaine dans le squat et n’arrêtant personne (elle parle de vidéos édifiantes). Elle conclut cette première partie en disant que vu ce contexte, l'activité des militants no-border dans le squat s'apparente d'avantage à un rôle citoyen qu'un rôle provocateur.
Madame Calonne fait aussi un lien avec les autres procès a venir, celui du 29 juin pour outrage et celui du 12 juillet pour violence et occupation illégale.

Elle pose aussi la question de l’intérêt de réaliser l'interpellation de la militante par trois policiers, alors que vu le petit gabarit de Jennifer, un seul aurait suffit! Elle rappelle enfin le doute sur la réalité des propos de la policière vu ses différentes versions quant au coup reçu (1 ou 2 coup de genoux ou un coup de pied)


La juge décide de délibér
er la semaine prochaine, c'est a dire le 23 juin, le même jour que le délibéré du procès des trois demandeurs d’asiles soudanais comparaissant pour occupation illégale. Dans le cas de nos trois amis soudanais, la procureure a demandé 2 mois de surcis et 2 ans d’interdiction de territoire français. La procureure semble une fois de plus ne pas savoir ce qu’est un demandeur d’asile (d’ailleurs lors du procès elle utilisa « clandestin »), car de part son statut un demandeur d’asile ne peut pas être interdit de territoire.

 

Jeudi 23 juin :

Comme prévu le délibéré tombe dans la mâtiné : une relaxe pour Jennifer! La juge, pourtant réputée pour avoir l’incarcération facile, n’a donc pas cru les mensonges très mal dissimulés de la jeune policière !

Le résultat du procès des trois demandeurs d’asile soudanais arrive quelques heures plus tard : même résultats, relaxe pour les trois !

Ces deux procès spectacles et grotesques auront justes permis de criminaliser un peu plus les migrants et les militants. La faible mobilisation de soutien pour ces procès montre aussi le manque d’intérêt des associatifs humanitaires, qui une fois de plus préfèrent donner la pitance paternaliste aux pauvres plutôt que se déplacer au tribunal pour soutenir les inculpés et montrer leur désaccord face a ces arrestations et ces procédures judiciaires abjectes !

 

Deux autres procès sont prévus dans les semaines à venir, le 29 juin pour un outrage et le 12 juillet pour trois militants accusés de violence en réunion, occupation illégale et refus de se prêter au jeu des empreintes digitales !

A noter aussi que trois plaintes ont été déposées par des militants NoBorders contre des agents de la PAF et de la CRS, pour violence.

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  • : Ce blog est issu d'un groupe de militants originaires de Boulogne sur mer (62) qui se réclament du communisme libertaire. A l'origine, la Mouette Enragée est un journal local qui relaye les luttes politiques mais aussi propose des analyses sur des luttes sociales ou des problématiques locales. Avec ce blog, nous proposons de partager nos réflexions passées et présentes pour ainsi mieux envisager les perspectives de lutte efficace et organisée par la base, c'est à dire les travailleurs eux-mêmes
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- Nous n'appelons donc personne à nous "suivre'' aveuglément, et ne recherchons aucun pouvoir pour nous mêmes, mais souhaitons œuvrer avec tous ceux et toutes celles qui veulent changer radicalement cette société en prenant dès aujourd'hui leur destinée en main.

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